16 mar. 2021

Editorial

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Bonjour à tous et à toutes !

On se retrouve aujourd'hui pour une édition de votre VIPère favorite qui envoie du lourd...! Placée sous le thème de l'enquête, vous découvrirez les questions que l'on se pose, les détectives les plus doués et surtout, la capacité que notre équipe a à rester top secrète. Id : Joueur

Mais attention, cette édition n'est pas uniquement une édition classique. Bien évidemment, vous pouvez la lire, la commenter, et prendre plaisir à la découvrir comme à votre habitude, et votre aventure s'arrêtera là. Mais si vous aussi, vous avez l'âme d'un enquêteur... Votre lecture sera bien différente d'une lecture simple. Partout dans l'édition ont, en effet, été cachés des indices pour vous permettre de découvrir différents codes et vous ouvrir des portes... Eh oui, cette édition n'est ni plus ni moins qu'un escape game ! Vous désirez le réaliser, à vos risques et périls ? Vous avez un mois pour déverrouiller tous les codes et découvrir l'easter egg caché. Et tout départ se fait sur ce lien... Bonne chance !

Que vous souhaitiez tenter l'aventure ou simplement lire une édition intéressante, je vous souhaite une agréable lecture,

Comme toujours, on se retrouve dans les commentaires ! MdP : VIPère118

 

 

 

 

 

Icône

 

 

 

 

 

Slytherin investigator

 

 

 

 

 

 

Nécrologie d'une Chroniqueuse

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Vous avez probablement déjà lu des dizaines d'articles expliquant le quotidien des membres d'un des journaux de Poudlard12. Souvent en GIFs, ils expriment le manque d'inspiration des premiers jours, le rush et la panique qui précède chaque édition, le soulagement et la fierté de chaque publication et surtout, surtout, soulignent l'aspect cyclique de cette agitation effrénée mais bon enfant.

Après près d'un an passé à la VIPère, il semblerait que je n'ai toujours rien appris des éditions passées. Quel que soit le mois, quel que soit le contexte, je n'arrive pas à trouver d'idée pendant les deux premières semaines de travail. Alors que Côme et Athéa alignent déjà les titres et les introductions, je papillonne encore dans le Grand Escalier, ignorant complètement notre salle de rédaction et profitant de quelques semaines de repos.

Puis, le premier du mois arrive, et je panique soudain : il ne me reste que quinze jours pour préparer mes articles ! Je n'ai pas d'idée - quel est le thème de l'édition, déjà ? Et si je faisais ça ? Non, le sujet est déjà traité par Mathou. Et ça ? Nope, déjà pris aussi ! Je me creuse la tête, réfléchissant à haute voix pour trouver des idées. Pendant quelques jours, je passe des heures devant mon topic de rédaction, à regarder le curseur clignotant de la zone de texte qui me nargue.


Petit à petit cependant, l'inspiration arrive et je trouve quelques idées d'articles - et de titres, sinon les photographes vont me courir après. Je les note. Je suis fière. Et je retourne procrastiner. J'ai bien travaillé après tout, je mérite un peu de vacances. Au moins jusqu'au... 6. C'est bien, le 6. Il me reste 10 jours pour tout écrire, c'est un bon délai. Non ?

Aujourd'hui, nous sommes le 7 mars. Et ceci est le premier article que j'écris. Je ne panique pas encore en voyant la section de la VIPère à chaque fois que je me connecte sur P12, Aileen n'a pas encore commencé à nous harceler trois fois par jour pour nous rappeler de finir nos articles et de faire les illustrations, les autres Chroniqueurs n'ont pas encore envoyé de messages pour promettre qu'ils finiront tout à temps. Je suis encore calme. J'ai encore le temps.

Mais dans quelques jours, cette Matka insouciante sera morte et enterrée. Ne restera plus qu'une Matka paniquée, qui plaque toutes ses autres tâches sur le site pour privilégier les articles de la VIPère et donner un coup de main à l'illustration. Une Matka qui promet à Aileen que tout sera terminé dans les temps, sisi, je te jure, t'inquiète, je vais me débrouiller, ça ira. Voici donc, du fond du cœur, quelques mots pour la Matka sereine que je suis encore aujourd'hui.

 

Chère Matka-d'avant-le-rush. Toi qui est si agréable et souriante, toi qui profite de l'instant présent, tu vas me manquer. J'apprécie tes fous rires incongrus, tes sessions musicales improvisées, ta curiosité insatiable quand tu découvres un sujet qui t'intéresse.

Tu sais prendre le temps d'observer le soleil se coucher à ta fenêtre avec un regard tendre. Tu sais prendre le temps de te cuisiner des plats longs et compliqués et de les savourer avec fierté. Tu sais prendre le temps de te concentrer sur toi, sur les petites choses de la vie.

Tu as de grandes visions, de grands projets, une imagination débordante. Tu me donnes envie de tous les réaliser, de me donner à fond, de voir les choses en grands. Tu es une belle personne, et je suis ravie de partager ta vie et de pouvoir profiter de ta présence.

Mais par Merlin, bouge toi les fesses, tu te remercieras plus tard.


P.S. Je me connais un peu trop bien.

 

 

 

 

 

Rapports d'enquête

 

 

 

 

 

La roulotte de Jacqueline et Josiane

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Les rumeurs, vous connaissez bien vous n’est-ce pas ? En même temps que seraient nos vies sans un peu de ci ou de ça. Et bien sachez qu’il y a pire que les tableaux à Poudlard12. Nan vraiment, je vous jure. Prenant la forme de deux vieilles sorcières, les ragots tombent de leurs bouches comme la neige fond au soleil. Jacqueline et Josiane Septilyuu, les pires commères que le monde ait connu.

Jacqueline : Oui bon bah ça va les compliments ! Coupez donc cette voix-off. On a des choses à dire.

Tranquillement installées dans leur food truck (un truc de moldu cherchez pas) les deux vénérables sorcières …

Josiane : Vénérables !!!! Nous qui avons tant vécu et tant vu, nous qui savons tant de choses sur les petites gens de cette école, on nous traite de vénérable. Eh bien posez vos petits derrières de babouins, et écoutez-nous… CA VA SAIGNER !

Jacqueline : Nan mais je vous jure. Plus aucun respect de nos jours !

Josiane : Tout se perd je te jure ma pauvre Jacqueline, de notre temps …. BREF, ça me fait penser à l’inconsciente qui a eu la merveilleuse idée de congeler une salamandre, comment elle s’appelle déjà ?

Jacqueline : Eau de Cologne, Origan… ah oui ! O’Connor.

Pardonnez leur sénilité, mais il leur faut absolument des moyens mnémotechniques pour se rappeler d’un peu tout.

Josiane : Le respect tu l'as mangé avant ou après mon burritos ?

Jacqueline : ...Oui donc. La petite de Gr… enfin les trucs rouges qui marchent dans le couloir tu sais ? Mais sincèrement… attaquer une pauvre créature. Même moi je fais pas ça ! Et pourtant mes burgers ne sont pas vegan.

Josiane : Comme l’arbitre de Quidditch, c’est comment déjà son nom, Whitewall, Whiteshell...

Jacqueline : Whirlpool ?

Josiane : Non, Whitewood ! Apparemment elle a carrément stupéfixé un pauvre bébé nundu qui voulait jouer !

Bien prise dans leurs… et bien… Discussions dirons-nous, les nobles reliques se font interrompre par une jeune fillette venue pour se restaurer un peu. Après moult “tu feras gaffe y a plus d’assiettes” et autres “un pain viande pour la une !”, la commande de la petite est enfin servie.

Jacqueline : Et passez une bonne journée miss Fraser ~ Aaah je vous jure celle là… elle, c’est une vraie commère ! Toujours le nez partout. D’ailleurs, les Relations Moldues, c'est un poste fait pour elle, sans en douter.

Sa comparse éclate alors de rire tout en rangeant des assiettes.

Josiane : Ton comportement me fait penser à celui des Gry… Tu sais les trucs rouge et or qui aiment tous le monde ! Leur directeur le premier, tu te souviens les rumeurs sur le départ de la Gilberti ?! Qu’est ce que j’avais ri !

Jacqueline : Mais elle est partie !

S’en découle une énième séance de rire intensif pour le duo de vieillerie. Ce n’est qu’après quelques minutes que le ‘calme’ revient dans la roulotte des deux cuisinières.

Jacqueline : C’est bien calme dit moi… y a pas un chat en ce moment.

Josiane : Si on en croit mon arrière petit fils c’est pareil en Botanique, salle de classe désertée et pile de copies jusqu’au plafond, y’a pas à dire les vacances de profs c’est la belle vie !

Jacqueline : Et après ils osent se plaindre que la vie est dure ! De mon temps, c’était le fouet et les chaînes quand on parlait mal. En parlant de désert… le vieux Hardway. Des nouvelles ?

Josiane : Toujours pas, enfin si je t’ai pas dit ! Je l’ai croisé l’autre jour, on dirait un fantôme, tout pâle, des cernes jusqu’au genoux. À mon avis ça file un mauvais coton côté Métamorphose !

Jacqueline : Super… ça sent la nouvelle pandémie. Du moment que je suis pas confinée avec les deux grandes drama-queen du professorat, ça me va !

Josiane : Parle pas de malheur ça serait capable de les attirer, bon d’un autre côté, les divas ça mange pas au food truck donc sur ce point là on est tranquille.

Jacqueline : ...Tu préfères qu’on parles d’Azriel ?

Josiane : Oulah m’en parle même pas de celui là, il mérite même pas d’être cité dans notre lieu de saintes paroles !

Jacqueline : C’est bien ce que je pensais…

Un temps de repos s’impose. C’est que parler ça donne soif ! Il est bientôt l’heure de fermer le camion de toute façon. Et l’heure pour mémés d’aller se coucher.

Jacqueline : Le jour où j’attrappe cette voix, je la transforme en pâtée ! Mais avant toute chose… il nous faut parler des vraies choses. La crème de la crème. Le top du pire ma chère Josiane !

Josiane : Mes petits trésors tu veux dire, euh c’est sûr qu’ils seront à même de reprendre le flambeau, une fois qu’on ne sera plus, dans cinq cents et quelques années alors !

Jacqueline : Exactement ! Commençons par le premier veux-tu. Le Lestrange. Alors lui, il suit les traces de sa tante c’est sûr. Une seconde Bellatrix en beauté.

Josiane : Bellatrix elle à au moins la classe d’être chez Serpentard du début à la fin, l’avorton là il change de maison comme de chemise, regarde bien sa robe, elle passe par toutes les teintes dans la journée. Poufsouffle au dîner et Serdaigle le soir, un avorton je te dis !

Jacqueline : Avortons et traître à son ancienne maison. La rumeur raconte qu’on lui en veut encore aujourd’hui. En tout cas, il aura pas mis longtemps avant d’avoir les honneurs des Serpents. Sitôt arrivé, sitôt nommé écailles d’argent ! A croire qu’il vit des nominations lui.

Josiane : Ouais fin, être nominés pour poser démission sur démission y'a mieux quand même ... Et puis après y'a ma préférée, la recruteuse, la Celestia ! Alors celle-là on est sûres et certaines que c’est une Serpentard, elle les fait tous ramper dans sa maison ! Elle à déjà corrompu le Lestrange, et des rumeurs racontent qu’elle commence à siffler aux oreilles de son adjoint, le pauvre Toma doit passer des sales nuits.

Jacqueline : Paix à son âme… un blaireau de plus parti trop tôt.

Josiane : J’avais dit de se méfier de la Celestia, elle à trop une gueule d’ange pour avoir le cœur pur !

Jacqueline : On s’en méfiera quand elle sera à jour de partout à temps. Parce que bon pour le moment. C’est pas folichon.

Josiane : Que veux-tu elle aussi elle collectionne les grades, à croire qu’ils font un concours les deux !

Jacqueline : Quel monde je vous jure !

Et c’est sur ces sages paroles que les sorcières se font interrompre par votre serviteur. Vous ne savez pas ce que c’est de s’occuper des deux vieilles folles je vous jure. Quoiqu’il en soit, une chose est sûre, les Septilyuu ne mourront pas de sitôt.
 
 
 
 
 
 
 
 

Zabini, de vert et d'argent

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Comme vous le savez tous, ou presque, Zabini a fait son grand retour dans nos cachots. Sa venue pendant la période de la St Valentin est quasiment devenue une habitude, une coutûme je dirais même. Bien qu'ayant pris des vacances l'année précédente, elle nous a de nouveau honorés de sa présence. Et quelle présence, une fois encore, Mrs Zabini a provoqué tout un remue-ménage.

La salle commune des vert&argent s'est parée de rose, ah non, pardon, notre DDM me menace, on me dit que ce n'est pas possible, que je me trompe. Peu importe, les garçons (et certaines filles) se sont pâmés devant elle, et les filles (et certains garçons) en ont bavé de jalousie. Comme vous vous en doutez, elle n'est pas venue dans notre belle salle commune pour planter des pâquerettes, que nenni. Pour célébrer la Saint Valentin (ou plutôt pour nous arnaquer), elle nous a en toute bonté d'âme donné la possibilité de créer notre propre fiche pour son nouveau site magique de rencontres. Évidement, comme rien n'est jamais simple dans la vie, il aura fallu aux quelques inconscients apporter la preuve de leurs qualités. Et c'est là que ça se gâte. Vous serez alors heureux d'apprendre que Monsieur Lestrange a quelques problèmes de ponctualité, rien de grave rassurez vous. Que Miss Liveland ne possède absolument aucun talent en poésie, malgré tous ses efforts. Que Mister Podjed remporte la palme des compliments les plus... originaux : "Maela, ton pseudo est tel un chewing-gum que l'on mâche, agréable et flexible en bouche". Et que Miss Nebulosa a un égo surdimensionné : "Par delà les mers et les frontières, je vous aimes mes conquêtes. Parfois drôles, d'une grande beauté ou bête, vous avez tous la qualité d'être à mes pieds". De quoi faire chavirer de nombreuses têtes n'est-ce pas ?

Mais que retenir de tout ça alors ? Que Mademoiselle Liveland enchaîne les conquêtes comme certains enchaînent les verres d'alcool... Que monsieur Lestrange est le gendre idéal, si vous appréciez les hommes loufoques, rusés, romantiques, ambitieux et à légère (grosse) tendance polygame... Et que Mister Podjed et Miss Nebulosa savent comme nul autre envoûter leurs conquêtes. Bon, clairement, la fidélité ce n'est pas le fort de ces Serpentard, mais que voulez vous, c'est l'effet Zabini. Oh et on me chuchote que je dois vous rappeler d'aller jeter un coup d'œil à leurs magnifiques fiches.

 

 

 

 

 

The Science Of Deduction

Toutes les personnes qui ont lu ou vu les adaptations de Sherlock Holmes savent ce qu’est la science des déductions. C’est même la ligne directrice qui nous suit à travers les pages des bouquins de Arthur Conan Doyle. En clair, la science des déductions c’est la capacité à faire des déductions sur un individu ou un objet grâce à l’observation de faits. Par exemple, on sait que notre ancienne DDM, Alanna Spall, buvait des cuves de rhum entières, en cachette sous son lit. On peut déduire à partir de ces faits qu’elle était alcoolique (et non rhumantique). Des indices vont conduire peu à peu à l’élaboration d’une théorie probable.
Mais est-ce que le commun des mortels peut facilement produire des déductions à la simple observation d’un individu ? Quelle qualité lui faut-il pour y arriver ?

Si tu es à Serpentard tu as déjà quasiment toutes les qualités pour réussir avec brio tes déductions. En effet, notre maison demande à ses membres d’être un minimum rusés et intelligents. Or, c’est le cas de presque tous nos camarades.

Vous aurez compris, ce n’est pas accessible à tout le monde et certainement pas aux Gryffondor. Quelques élus peuvent prétendre comprendre l’art et la manière d’user de cette science. En effet, si tu as déjà été dans le club de la RUSE depuis l'installation du nouveau système de recrutement, tu as déjà un talent inné en toi qui te permet de cerner tous tes adversaires sans exception. Les autres, avec un peu de pratique ça peut fonctionner mais hélas, vous n’atteindrez jamais le niveau des membres de la RUSE.

Néanmoins, même un débutant peut battre un professionnel car le petit nouveau aura une vision plus élargie et vaste que celui qui reste planter dans ses enseignements car il est un “pro”.

En clair, certaines pratiques, comme la Science des Déductions, que l’on peut qualifier de difficile et de sophistiquée, ne sont pas forcément réservés à une élite, mais à celui qui construit son chemin, pierre par pierre, d’année en année, expérience après expérience, pour enfin atteindre son objectif.

 

 

 

 

 

Mille et une fêtes - Partie 1

 

Miss Lullaby pouvait respirer. Elle venait de vérifier que tous les élèves étaient endormis dans leurs chambres et elle avait enfin un peu de temps pour elle. Qui avait eu l'idée d'organiser un voyage scolaire durant le nouvel an persan ?! Bien sûr, elle connaissait la réponse. Car elle était l’instigatrice de cette sortie à Ispahan, la troisième ville la plus importante d'Iran, notamment célèbre pour son architecture persane. Les nombreuses mosquées construites ici, dans le centre du pays, renfermaient les mosaïques et les calligraphies les plus anciennes et les plus magiques du Moyen-Orient. C'est en les étudiant, plus jeune, au collège Poudlard, qu'elle était tombée amoureuse de l'Arithmancie, et elle les découvrait enfin, maintenant qu'elle était professeure adjointe de cette matière. Une dizaine d'élèves de sixième et de septième année qui suivait son option l'avait accompagnée. En découvrant que le nouvel an persan, le 20 mars, tombait durant la visite, elle avait failli décaler, trop inquiète de gérer les élèves dans la foule. Mais l'étude des chiffres et des calculs l'avait incitée à maintenir le voyage. Sa présence était requise par les nombres.

Eva avait maintenu une vigilance constante durant la visite de la mosquée du Chah, attentive à la moindre situation nécessitant son aide, mais en vain. La journée s'était déroulée tranquillement. Assise sur la terrasse de l'hôtel, une citronnade bien fraîche à la main, elle ruminait. Les nombres ne l'avaient jamais trahie jusqu'ici. Soucieuse, elle les consulta à nouveau et le résultat fut sans appel : la magie lui intimait l'ordre de vagabonder dans les rues. Elle quitta la terrasse et commença à flâner dans Ispahan, les trottoirs étaient bondés et Eva était souvent bousculée.

Norouz, ou le nouveau jour en persan, célébrait le premier jour de leur calendrier, qui correspond au début du printemps pour les Occidentaux. Ancienne pratique religieuse de l'Empire perse, cette fête est maintenant célébrée par toutes les religions influencés il y a plus de trois milles ans par les grands rois comme Darius Ier ou Xerxès Ier. La veille de Norouz, les Iraniens ont nettoyé leur maison, se sont achetés de nouveaux vêtements et ont fleuri de jacinthes et de tulipes leurs fenêtres. Cette fête donnant lieu à un jour férié, ils en profitaient pour organiser de grands pique-niques extérieurs réunissant l'ensemble de la famille. Les pâtisseries, les gâteaux et les fruits frais et secs étaient alors offerts aux plus jeunes. Et le soir, ils allumaient de grands feux pour chasser la maladie et appeler la santé durant l'année à venir.

Eva admirait, un peu en recul, les festivités, quand un grand cri perça la nuit. Elle comprit le signal. Une femme était allongée sur le sol, tentant de se relever avec peine. L'adjointe demanda ce qui s'était passé et un homme qui parlait anglais lui expliqua que la victime était une célébrité dans le pays et qu'un inconnu l'avait poignardée dans le dos, avant de s'enfuir. Heureusement, l'affaire avait eu lieu sur l'immense place Naghch-e Djahan, cernée par les deux mosquées les plus connues de la ville. Et les entrées et sorties de la place étaient gardées par des policiers. Le criminel n'avait donc pas pu s'échapper et il était encore sur les lieux.


Continuez la lecture de votre journal préféré pour découvrir la suite de ce conte policier un peu plus bas... N'hésitez pas à formuler en commentaires vos hypothèses sur la façon dont l'affaire sera résolue par Eva !

 

 

 

 

 

Les méthodes de la BPM

 

Connaissez-vous la Brigade de Police Magique ? Non, évidemment. Malheureusement pour elle, la BPM se retrouve trop souvent dans l'ombre du Bureau des Aurors dont ils jouxtent les bureau au deuxième étage du Ministère de la Magie. Cependant, les Mages Noirs ne courent pas les rues ces dernières années, et les employés de la Brigade de Police Magique ont bien plus de travail : des enquêteurs aux tireurs d'élite de baguette magique, on n'a pas le temps de chômer ! Mais d'ailleurs... Comment se passe une enquête à la BPM ?

 

♦ SIGNALEMENT ♦


Evidemment, toute enquête commence par un signalement. Les agents de la BPM sont constamment en alerte, et les détecteurs passent leur journée à surveiller toutes les sources de renseignement possibles : radios de la police moldue, registre des sorts détectés par la Trace, entrées suspicieuses à Sainte Mangouste, et messages d'alertes envoyés par des sorciers eux-mêmes... Si quelque chose sort de l'ordinaire, les détecteurs lancent l'alerte et la machine se met en branle ! C'est alors aux chefs d'escouade de déterminer s'ils ont besoin d'intervenir...
 

♦ INTERVENTION ♦


Une intervention a été décidée ? En fonction de la gravité des événements, différentes escouades peuvent être envoyées sur place. Nous avons déjà mentionné les enquêteurs, qui interviennent généralement quand un crime a été signalé (cambriolage, agression, meurtre, empoisonnement...) pour venir récolter les indices, et les tireurs d'élite, qui sont envoyés pour gérer des situations plus complexes (prise d'otage, braquage, attaque sur des moldus...). Mais il existe également des escouades de médiateurs, chargés de calmer des conflits entre sorciers et de désamorcer des tensions avant qu'elles ne s'enveniment, et des escouades de policiers, qui s'occupent de réguler les délits (excès de vitesse en balai de voyage, trafic de poudre de mandragore, importation illégale de créatures magiques...). Et tous ces corps de métiers sont dirigés par les chefs d'escouades et les coordinateurs de la Brigade de Police Magique, qui s'occupent de répartir les missions... et de gérer les collaborations avec les autres départements du Ministère de la Magie.
 

♦ COLLABORATION ♦


Avec un éventail de missions aussi vaste, il n'est pas étonnant que la BPM soit obligée de travailler avec les autres équipes du Ministère. Dès qu'une affaire montre des traces de magie noire, elle est relayée aux Aurors. Dès qu'un coupable est appréhendé, le dossier et les preuves sont tranmises au Magenmagot pour préparer le procès. Dès que l'on retrouve un artefact moldu modifié par la magie, le Service des détournements de l'artisanat moldu est prévenu. Si le Secret magique a été mis en danger, des Oubliators sont appelés à la rescousse. Et si un mineur est impliqué, il n'est pas rare que le Service des usages abusifs de la magie intervienne dans l'affaire. De toutes les équipes du Ministère, la Brigade de Police Magique est, sans aucun doute, celle qui collabore avec le plus de monde, que ce soit en amont (pour assurer la sécurité lors de la Coupe du Monde de Quidditch par exemple) ou bien en aval (quand une affaire demande effectivement leur expertise). Si vous souhaitez faire carrière au Ministère mais ne savez pas par où commencer, n'hésitez pas à passer par la Brigade de Police Magique : en un an ou deux, vous aurez travaillé avec tous les départements, et la BPM est un excellent tremplin pour obtenir un autre poste.
 

♦ RECRUTEMENT ♦


Intéressé ? Si vous souhaitez intégrer la Brigade de Police Magique, il vous faudra tout d'abord obtenir au moins 5 BUSEs (DCFM, Potions, Métamorphose, S&E et une cinquième BUSE de votre choix) et 3 ASPICs (DCFM, S&E et un troisième ASPIC de votre choix). Votre candidature ainsi envoyée, vous devrez participer à une formation intensive de six mois qui vous permettra d'acquérir les bases du métier, puis faire six mois de stage à travers les différentes escouades de la BPM. Une fois cette année terminée, si la BPM décide que vous êtes aptes à les rejoindre, vous pourrez demander à être affecté dans une des différentes escouades... et ce sera à vous de protéger le monde sorcier ! Et si vous êtes motivés, sachez que la Brigade recrute chaque année une dizaine d'étudiants ayant obtenu leurs BUSEs pour un stage d'été de un mois à la découverte de leur département. Un excellent moyen de s'immerger dans leur monde !


N'hésitez donc pas à demander une de leurs brochures à Camille Dubois, chers lecteurs, si vous envisagez désormais une carrière au cœur de la Brigade de Police Magique !

(NdlR : Nous ne recommandons cependant pas de faire cette demande si Camille Dubois est agacée, énervée, impatiente ou irritée. La rédaction n'est pas responsable des brûlures au troisième degré qui peuvent résulter d'une telle impudence. Si vous souhaitez la mettre de bonne humeur, n'hésitez pas à lui rappeler que nous sommes premier du Trophée des Floraisons.)

 

 

 

 

 

Mille et une fêtes - Partie 2

Précédemment...

Eva est en Iran, avec quelques élèves de Poudlard, pour un voyage scolaire. Le soir, une célébrité du pays est agressée à l'arme blanche en plein milieu de la foule. Mais le lieu du crime est gardé par des policiers et le coupable est encore sur les lieux...



Quelques policiers appelés en renfort procédèrent au regroupement de la foule, près du bassin, alors que la célébrité était évacuée médicalement. Les hommes se tenaient à droite, les femmes à gauche. Eva identifia rapidement le policier le plus haut gradé, celui chargé de l'enquête. Elle se présenta comme une détective privée connue au Royaume-Uni et lui demanda de lui confier l'affaire, ce qu'il accepta, après l'usage d'un peu de magie. L'adjointe commença par doubler les effectifs aux sorties de la place, afin de s'assurer que l'agresseur ne puisse échapper aux contrôles, puis se tourna vers l'amie de la célébrité, près d'elle lorsqu'elle avait reçu le poignard, qui était restée sur place pour les besoins de l'enquête. D'après son témoignage, l'agresseur était vêtu de bleu des pieds à la tête et son visage était couvert, ce qui rendait l’identification impossible. Il les avait fortement bousculées, ce qui la faisait dire qu'il était probablement un homme.

Eva n'était pas satisfaite. Elle ne pouvait pas entendre la version de la victime et le témoin ne lui avait fourni que des éléments succins. Personne d'autre dans la foule n'avait vu la scène : lorsque la célébrité avait crié, l'agresseur en bleu avait disparu. L'adjointe décida d'abord de procéder à une fouille des personnes confinées sur la place, afin de retrouver deux choses. La première, et la plus évidente : le couteau. La deuxième, d'après une intuition : la tenue bleue du coupable. Eva était persuadé qu'il avait ôté sa tenue presque immédiatement après l'attaque, et qu'il devait porter quelque chose de radicalement différent en dessous. Une petite heure s'écoula durant les recherches. En vain. Ni le poignard ni la tenue furent retrouvés. Elle s'agaça. Se retirant dans un coin de la place, elle sortit sa baguette et lança deux sortilèges d'attraction à la suite. Une seconde à peine, et un policier cria, signalant ainsi que le poignard avait été retrouvé. L'arme était au fond du bassin, jeté par l'agresseur lorsque la police rassemblait la foule près de l'eau. Mais la tenue ne fut pas retrouvée, preuve que sa théorie était inexacte. Deux conclusions possibles : l'agresseur portait encore la tenue ou le témoin se trompait de couleur.

Miss Lullaby décida alors de séparer les personnes vêtues de bleu des autres, créant un groupe d'hommes et un groupe de femmes. Par chance, ils n'étaient même pas dix. L'attaque ayant été puissante, le sang de la célébrité devait avoir tâché les mains ou la tenue du coupable. Après un examen rapide des deux groupes, personne ne semblait avoir reçu du sang. Au cas où l'amie se trompait, on vérifia les mains et les tenues de toutes les personnes présentes sur la place. Rien. À nouveau, Eva pesta. Quelque chose ne tournait pas rond dans cette affaire. Un suspect volatilisé, une description trop brève, un seul témoin...

Elle releva la tête. Une seule personne n'avait pas été examinée, car innocente aux yeux de tous. L'adjointe se planta devant le témoin, l'amie de la victime. Elle lui attrapa les manches et remarqua une grosse tâche rouge, qu'elle essayait de dissimuler. Après un féroce interrogatoire, l'amie avoua tout. Elle était coupable d'avoir poignardé la victime, jalouse de son succès et désespérée de vivre continuellement dans son ombre. La police l'arrêta et libéra la place. Eva fut remerciée et put retourner à l'hôtel, satisfaite de cette affaire rondement menée. En se couchant, elle eut une dernière pensée pour l'Artihmancie : les nombres avaient toujours raison.

 

 

 

 

 

 

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Le meurtre dont VOUS êtes la victime !







 

 

 

 

 

Top de la rédac'

 

Hercule Poirot
Ancien policier belge, il décide de prendre sa retraite à Londres où il vit comme détective privé. Toujours tiré à quatre épingles et sa fameuse moustache impeccablement cirée, ce petit dandy est un homme fier, orgueilleux et persuadé que ses "petites cellules grises" sont capables de résoudre n'importe quel crime. À la fin d'une affaire, il aime en réunir tous les protagonistes pour leur dévoiler le coupable d'une façon très théâtrale. Héros de trente-trois romans et de cinquante-et-une nouvelles, ce héros fut porté de nombreuses fois à l'écran. Mais si une interprétation est à retenir, c'est celle de David Suchet, qui l'incarna pendant vingt-quatre ans à la télévision. Et attention : ne jamais lui dire qu'il est français. Il saura vous rétorquer !

 

Sherlock Holmes
Ne cherchez plus, le roi de la déduction c’est lui. Sherlock Holmes, domicilié à Londres, au 221b Baker Street, au milieu de ses affaires de chimiste et de son violon qu’il affectionne tant, à la fin du dix-neuvième siècle. Lorsque la police britannique est totalement larguée, comme toujours selon lui, ils font appel au détective. Avec le docteur John Watson, colocataire et plus proche ami, cela l'amène à résoudre tout un tas d’énigmes étranges et dignes de son intellect, dont il est le seul à pouvoir résoudre. Rien de lui résiste. Son passe temps favori, à part la résolution d’énigme, est sans doute la consommation de drogues, dont la morphine et la cocaïne. Ses talents d’observation et de déduction résonnent dans le monde entier et Sherlock Holmes est un détective incontournable dans le roman policier.

 

Victoria Iphigenia Warshawski
Victoria Iphigenia Warshawski est le personnage principal d'une série de romans portant son nom. Sara Paretsky, l'auteure, prend le pari de mettre une femme pour héroïne, à une époque où les hommes étaient largement et systématiquement pris pour héros dans les romans de détective au États-unis. Détective privée spécialisée dans les délits financiers et les crimes en col-blanc, Victoria est une femme brillante. Fille d'un officier, elle commencera sa carrière dans la police de Chicago après ses études de droit, mais décidera rapidement de se mettre à son propre compte. Dès lors, elle se fera appeler V.I. Warshawski, les initiales lui permettant d'être prise plus au sérieux dans un milieu ou être une femme est un problème. V.I c'est l'exemple même de la femme forte, qui n'a pas froid au yeux, qui ne recule pas à donner coup pour coup et qui fait sans aucun doute possible le poids face à ces messieurs si arrogants. À bas la dictature masculine et place au charme féminin.


 

Phryne Fisher
Melbourne, Australie, années 1920. The Honorable Miss Phryne Fisher revient dans sa ville de naissance après avoir servi comme infirmière pendant la Première Guerre mondiale et parcouru l'Europe du début des Roaring 20's. Hantée par le souvenir de sa petite sœur, Jane, assassinée par un tueur en série quand elle n'était encore qu'une enfant, Phryne décide de mettre son revolver, son Hispano-Suiza et ses réseaux dans toutes les sphères de Melbourne au service de la justice, embarquant avec elle l'inspecteur Jack Robinson et sa demoiselle de compagnie Dot Williams. Profondément féministe et moderne, Miss Fisher ne rate jamais une enquête.
 
 
 
 
 
 
 

Le jeu de la VIPère

 

Quatre dragées récompenseront ceux qui arriveront au bout de ces mots croisés et qui enverront un hibou contenant le screen de la solution à Aileen Verran avant le 16 avril. Bonne enquête !
 
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