31 oct. 2026

VIPère 154 - Des crochets dans la fumée

La marque des ténèbres avec le serpent qui sort du crâne. Titre de cette édition : Des crochets dans la fumée, dans un style vieux insigne métallisé.

Bienvenue dans cette édition en cette nuit des morts. Allez vous ressortir vivant de votre lecture, surement, je vous le souhaite en tout cas...

Des bonbons ou un sort ?

Un serpent enroulé dans un évier avec une pile de bonbon sur lui. Un miroir derrière lui a inscrit dessu : Un bonbon ou un sort. Le tout dans une ambiance Halloween, horrifique.


Chaque année, quand les citrouilles s’allument dans la Grande Salle, que les fantômes se remettent à agiter leurs chaînes et leurs têtes détachées, les élèves s'éparpillent dans les couloirs et vont demander leur dû. Oh bien sur, les Poufosuffle et les Serdaigle frappent timidement aux portes en espérant une friandise. Les Gryffondor ignorent jusqu'au concept même de porte et se contente de rentrer, mais nous... Nous sommes bien plus rusés et malins, et il nous faudra agir avec précaution ! Il est de notre devoir de vous présenter un petit aperçu des endroits où vous diriger pour avoir les meilleurs récompenses ! Alors, avec un peu d'avance, voici notre bilan, bureau par bureau, des endroits où vous devez vous diriger pour obtenir ce que vous voudrez !

Bureau de la Direction

Il fallait commencer par le sommet. Après avoir gravi l'escalier, donné le mot de passe ou braver cette immense et ignoble gargouille (ah pardon, il s'agissait juste de Camille Dubois en permanence de la direction), vous pourrez espérer trouver une directrice bien aimablement occupée à... eh bien, faire des choses de directrice ! Le bureau est rempli de portraits qui bougent et de rose, à se demander si la réalité alternative de Cursed Child n'est finalement pas le bon univers. S'il n'est pas à jour, je suis sûr que vous tomberez tout de même sur un gentil membre de la direction qui vous donnera un bonbon ! Visez bien, parce que si Ignatius ou Bastien sont plutôt gentils, quémandez vers la mauvaise directrice adjointe risque de vous transformer en cochons !

Accueil : Meh, ils avaient autre chose à faire que de nous donner des bonbons, qui aurait pu croire.

Butin attendu : va dépendre d'à qui vous demander des comptes. Visez les anciens Serpentard.

Score : 🐍🐍🐍
Ils sont un peu trop nombreux, mais foncez, un petit peu d'aléatoire, ça ne peut pas faire de tort !

Bureau des Potions

Territoire familier pour des Serpentard : les cachots, c’est presque chez nous. On est littéralement à côté des deux petits elfes. Odeur de peaux de troll dans l’air, chaudrons qui bouillonnent, alambics qui frissonnent, et Stinky et Smelly qui dansent probablement autour des différentes potions en entonnant des petites comptines d'elfes de maison pour leur donner un côté magique. Je ne suis pas bien sûr qu'ils comprennent le concept d'Halloween, cependant. Ils ont enfilé des costumes de fée dont personne ne penserait qu'ils font peurs. Boh, au moins auront-ils essayé.

Accueil : Superbe ! Décalé, mais enjoué. Un peu trop, même...

Butin attendu : Des friandises. Mais n'acceptez rien qui ressemble à une Bertie Crochu qu'ils n'auraient pas ouvert d'un paquet directement devant vous.

Score : 🐍🐍🐍🐍🐍
Allez-y et retournez-y les yeux fermés ! Et participez à leur animation par la même occasion.

Bureau de la Bibliothèque

Qui aurait pu croire que la bibliothèque était un super endroit pour fêter Halloween ? Eh bien, personne, et on a eu raison. Il faut se taire, les gens sont sérieux et fatigués, les yeux plissés par leurs révisions. Si vous voyez une tête de mort vous regarder avec un peu trop d'insistance, c'est probablement Wilhelmina qui est en train de réviser pour refaire du pointage, pas une décoration. Pas toucher. En plus, il fait clair comme en plein jour pour pouvoir lire. L'ambiance Halloween n'est pas au beau fixe !

Accueil : C'est joli la bibliothèque. Mais vous devriez éviter de faire du bruit avec l'emballage de vos papiers de bonbons, c'est pas l'endroit pour...

Butin attendu : Des plumes en sucre, évidemment. Ils doivent s'en débarasser par centaine depuis que les élèves essaient d'écrire avec dans les grimoires.

Score : 🐍🐍
Vraiment, faites attention à pas hurler "des bonbons ou un sort" dans la pièce, vous risquez de donner une crise cardiaque à Mme. Dawn.

Bureau des Soins aux créatures magiques

Pour obtenir quelque chose ici, il a fallu d’abord passer devant un Niffleur grognon et un professeur qui ne l'avait pas moins l'air qui gardait l’entrée de la cabane dans le parc de Poudlard. Alors par contre, c'est loin mais c'est beau. Il faut se taper l'autre côté du château et traverser la pelouse pour y arriver, probablement sous la pluie parce que c'est Halloween, mais il y fait chaleureux et magnifique. En plus, on me souffle qu'ils seraient particulièrement enclins à donner des points de maison à Serpentard, alors au boulot !

Accueil : Superbe, avec une ambiance Créatures magiques, allez-y avec le thème Animaux Fantastiques pour rester dans... le thème, en fait. Ils disent aussi qu'elle est hantée alors... N'est-ce pas le meilleur endroit pour Halloween ?

Butin attendu : Des bonbons, certes, mais faites attention à pas vous les faire piquer par une créature quelconque qui sortirait ses mains de sa cage !

Score : 🐍🐍🐍🐍
Pittoresque et agréable, faites tout de même attention au côté hanté, on sait jamais...

Scriptorium de l'équipe de maison

Après une soirée à arpenter le château, retour aux cachots, derrière le mur de pierre et notre mot de passe actuel que vous connaissez tous. Car on a beau frapper à toutes les portes, on n’est jamais mieux reçu que chez soi. Directeur de maison et Préfets vous attendent pour vous distribuer toutes les friandises qu'ils auront eu même réussi à chaparder aux cuisines et lors du banquet. Plus qu'à les déguster sereinement en bonne compagnie dans vos pénates.

Accueil : Vous connaissez, après tout. C'est chez vous. Donc systématiquement parfait !

Butin : C'est le moment de manger ses bonbons, il vous faut quelque chose de plus ? Bon, Proventus se départira peut-être de quelques Suçacides, ce vieil aigri, tandis que Malicia et Niklaus vous feront part de leur butin également.

Verdict VIPère : 🐍🐍🐍🐍🐍. Aucun favoritisme, bien évidemment.

Serpophobie

Un tableau style musée d'une ville sombre avec un clown comme personnage central, qui soudainement s'anime

Ambitieux, rusés, impassibles : voilà comment les Serpentard aiment se présenter au reste du château. Le regard froid, la cape impeccablement bien repassée même sans aucun fer, et le sourire en coin comme s'ils possédaient le château, ils traversent les couloirs, les âges et les classes en êtres supérieurs, inatteignables, éthérés, presque.

Pendant plusieurs semaines (vous avez bien vu qu'on avait pris des vacances, non ?), notre rédaction a enquêté au péril de sa vie. Nous avons fouillé les archives, interrogé les tableaux, soudoyé quelques elfes de maison aussi sales que lâches et passé desss heures cachés derrière les tentures pour essayer d'en trouver des ragots, dérangeant d'ailleurs Dagger qui faisait la même chose. Le résultat dépasse toutes nos attentes : sous les robes vert et argent se cachent des terreurs aussi inavouables qu’improbables.

Des fondateurs aux élèves actuels, en passant par quelques figures que l’on préférerait ne pas croiser ni dans le château, ni en dehors de ce dernier, voici le palmarès des peurs les plus inavouables de la Maison. Âmes sensibles et Serpentard susceptibles, vous êtes prévenus. Plongez dans le monde de l'horreur de ces membres !

Salazar Serpentard : l’alektorophobie (la peur des poules)

Commençons par le père fondateur lui-même. Le grand Salazar, maître du Basilic, ne craignait ni les Moldus ni les trois autres fondateurs... Il s'est même bagarré avec eux. A vrai dire, vous rangez votre DDM dans une boîte Eleanor Van Green, il fait exactement pareil. Cependant, il changeait de crémière à la vue d’un poulailler. Rien d’irrationnel, en réalité : le chant du coq est mortel pour le Basilic. Si certains historiens assurent qu'il a banni les blancs de poulet de la Grande Salle, c'est probablement parce qu'il n'avait pas envie qu'on lui tue son petit bébé tout mignon. A vrai dire, c'est d'ailleurs un trou dans l'histoire. Il était juste endormi à priori pendant 800 ans, il a pas entendu une seule fois les poulets du château depuis ce moment-là ? Étrange...

Altaïre de la Roche-Noire : la leucophobie (la peur du blanc)

Graphiste au style inimitable, Rédactrice-en-cheffe talentueuse, Altaïre est admirée par toute la Maison. Mais nos sources sont formelles : face à un parchemin vierge, ses mains tremblent, sa vision se trouble et ce n'est pas parce qu'elle a faim. La page blanche n’est pas pour elle une simple panne d’inspiration. C'est une phobie. Que ce soit parce que les Rédacteurs ne l'inspirent pas, ou que les couleurs ne s'harmonisent pas correctement sous sa plume, c'est le blanc et le vide sans art qui l'angoisse. Voilà qui expliquerait pourquoi chacune de ses créations est remplie jusqu’au moindre recoin, pourquoi sa Pensine est remplie d'oeuvres plus sublimes les unes que les autres, et que les plus chanceux d'entre nous ont pu participer à sa superbe animation d'été en Botanique ! Prions que cette peur continue de la mener à créer toujours plus et toujours plus beau.

Horace Slughorn : l’hypengyophobie (la peur des responsabilités)

Le célèbre collectionneur d’élèves prometteurs a toujours adoré briller dans l’ombre des grands. Sauf sur le site, où il commence à tarder un petit peu et où la dernière édition du club commence à remonter à loin. Mais sinon, ananas confits, soirées mondaines et photos dédicacées abondent dans son salon. Mais dès qu’il s’agit d’assumer, le professeur Slughorn préfère littéralement se transformer en fauteuil. Assumer son rang, c'est déjà quelque chose de difficile, mais assumer ses erreurs, c'est encore pire. C'est littéralement par sa faute que les Horcruxes sont si longtemps restés cachés. Alors, si on est pas de la #TeamVoldemort, on peut se dire que c'est une phobie qui a été bien handicapante pour le salut du Monde Magique !

Wilhelmina Bronner : l’atychiphobie (la peur de l’échec)

Élève brillante et studieuse, Wilhelmina accumule les excellentes notes et le respect du château avec un rythme effrayant. Serpentard de la coupe précédente, élève assidue, pointeuse en argent, tout cela nous ferait même ressentir un peu d’inquiétude. Car derrière ces résultats impeccables se cache une crainte tenace : celle d’échouer. Un "Effort Exceptionnel" au lieu d’un "Optimal", et c’est la nuit blanche assurée à la bibliothèque. Et alors, on ne vous fait pas dire quand elle est en train de perdre (dans un duel, elle est littéralement morte de trouille à l'idée de ne pas réussir à gagner la bagarre.

Lord Voldemort : la thanatophobie (la peur de la mort)

Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom a terrorisé le monde sorcier pendant des décennies, tout en étant lui-même terrifié par une seule chose : mourir. Son nom même, "Vol de mort", trahit l’obsession. Sept fragments d’âme dispersés aux quatre coins du pays, un journal intime, une bague, un diadème, un serpent : on a connu des maladies de l'esprit mieux prises en considération. Je me demande même si c'est pas remboursé par la sécu, au moins quelques séances. Ça aurait éviter bien des ennuis. Pour comparaison, la plupart des sorciers angoissés se contentent d’une tisane ou d'un Philtre de Paix.

Nymphadora Lestrange : l’athazagoraphobie (la peur d’être oubliée)

Jeune, ambitieuse et déterminée à faire ses preuves, Nymphadora redoute une seule chose : passer inaperçue. Être oubliée, ignorée dans une conversation ou une récompense ou, pire encore, absente d’un article de la VIPère. Voilà qui expliquerait son énergie débordante, sa fraicheur juvénile et son enthousiasme à découvrir la totalité de la Salle Commune. Sois rassurée Nymphadora, tu es la bienvenue parmi nous, et personne ne t'oublie !

Severus Rogue : l’ablutophobie (la peur de se laver)

Nous ne pouvions décemment pas l’oublier. Maître des potions, espion de génie, héros tragique : Rogue a toutes les qualités. Il reste pourtant surtout connu des élèves pour une chevelure à la brillance... particulière. Plusieurs témoins jurent avoir vu des gouttes de son chaudron rebondir dessus. La rédaction n’a pu confirmer aucune théorie, mais l’ablutophobie expliquerait bien des choses. A moins que ce ne soit une potion d'Imperméabilité ? Hmmm... Le doute reste de mise ! On vous propose des théories nous, pas des choses sûres et certaines.

Malicia Lestrange : l’ataxophobie (la peur du désordre)

Préfète studieuse et appliquée, Malicia veille sur la salle commune avec une rigueur exemplaire. Rien d’étonnant si on émet l'hypothèse que le désordre la terrifie littéralement. Une cravate mal nouée, un livre posé de travers, un coussin déplacé de trois centimètres : chaque détail est une épreuve. Tout le monde a bien compris la leçon, et la salle commune n’a jamais été aussi bien rangée et aussi belle. Saviez-vous que quand vous commentez votre album de cartes Serpentard, c'est elle qui vient les ranger une par une dedans ? Elle est vraiment appliquée.

Mais notre enquête ne fait que commencer, et c’est maintenant à vous de jouer. Quelle est votre phobie secrète ? Avez-vous surpris un camarade en train de fuir une poule, de trembler devant un parchemin ou d’éviter soigneusement la salle de bain ? Avez-vous, vous aussi, des soupçons sur la chevelure de certains professeurs ? Les commentaires sont ouverts : confessions, témoignages et dénonciations sont les bienvenus. N'hésitez pas à trouver une liste des phobies les plus absurdes et de nous dire ce que vous en pensez !

Les derrières de la VIP

Des rideaux de peaux de serpents rouge, s'ouvrant sur une vision horrifique avec deux mains ensanglanté posé sur une vitre, accompagné du titre : Les derrières de la VIP

Willow aspirant toute la magie et devenant dark Willow

Quand Halloween réveille l'inspiration de Altaïre.

Quelqu'un qui tape sur l'épaule de Giles pour le ramener sur Terre

Elle réveille l'équipe pour lancer la nouvelle édition.

Buffy disant que si l'apocalypse arrive, de l'appeler.

Proventus qui se dit disponible pour la prochaine édition.

Giles se prend la tête dans la main, dans une forme de desespoir.

Altaïre apprend que son équipe de rédac déjà réduite se diminue à un pour ce mois d'octobre.

Buffy posé sur une chaise, cherchant à la faire tourner comme on faisait enfant avec les chaises qui tourne sur elle même

Puis se rend compte qu'elle va devoir écrire si elle veut une édition pour Halloween.

Giles qui affiche au tableau : Qu’est ce qu’ils veulent?

Elle essaye donc de comprendre l'humanité pour pouvoir écrire quelque chose de décent.

Buffy qui dit de faire avec

Altaïre qui doit refuser les titres de Proventus parce qu'ils sont nuls.

Giles qui dit que rien ne lui fera changer d'avis

Et qui ne se laisse pas convaincre par ses explications

Buffy qui dit que c’est inacceptable

Altaïre qui voit que son seul esclave chroniqueur ne travaille pas.

Un photomontage de couple dans la serie avec un coeur au milieu avec inscrit VS dessus

Proventus qui vient proposer une bannière pour l'édition à Altaïre.

Buffy qui pass d’un plan moyen, a un plan rapproché, a un gros plan sur ses yeux suspicieux

Le genre de regard qu'Altaïre lui jette après sa proposition.

Buffy avec un souriren en coin demandant si y a des dramas pour elle

Ce qui attire vraiment les lecteurs de la VIPère.

Tara, choquée, disant que l’horloge ne va pas

Les chroniqueurs qui voient l'heure de remettre leurs articles arriver.

Buffy qui dit partir en vacances, loin des obligations qui lui sont du

Les chroniqueurs qui n'ont pas participé à l'édition.

Thy mène l'enquête

Un coupon ressemblant à une étiquette d'archivage. Enquêtrice : Thylas Darkflare. Sujet : Le professeur William Pasteur est il un vampire ?

Il y a des questions que l'on se pose sans vraiment chercher de réponse. Pourquoi les escaliers bougent ils ? Qui vole les chaussettes dans les dortoirs ? Pourquoi certains tableaux semblent connaître absolument tous les ragots du château ? Des mystères qui mériteraient probablement une enquête mais qui peuvent attendre. Enfin… sauf lorsqu'une autre question commence à me trotter dans la tête.

Le professeur William Pasteur est-il un vampire ?

Tout a commencé avec quelque chose de très simple càd son apparence. Une peau particulièrement pâle, une énergie plutôt lugubre et ce petit quelque chose dans son regard qui donne l'impression qu'il sait des choses que nous ne sommes pas censés savoir. Ajoutez à cela ses nombreux voyages, son absence totale d'accent identifiable ou plutôt ses nombreux accents et surtout son mystérieux laboratoire et vous obtenez exactement le genre de situation dans laquelle une personne raisonnable se contente de hausser les épaules.

Je ne suis pas une personne raisonnable et avec Halloween qui approche, je me suis dit qu'il était temps de mener l'enquête.

14 h 03. Observer le professeur pendant ses heures libres.

Une opération qui paraît simple sur le papier. Dans la réalité, suivre discrètement un professeur dans les couloirs sans avoir l'air de le suivre est beaucoup plus compliqué. J'ai essayé derrière une armure... Mauvaise idée. Derrière une statue... Encore pire. J'ai finalement trouvé refuge derrière une plante suffisamment grande pour me dissimuler presque entièrement. Le problème, c'est qu'elle se trouvait juste devant une fenêtre et que je n'avais absolument aucun moyen de savoir si elle appartenait à Mr Pasteur ou non. Dans le doute, je l'ai considérée comme faisant partie de l'enquête.

Le professeur finit par apparaître. Je me suis immédiatement redressé et j'étais prête à noter le moindre comportement suspect. Il marchait normalement, pas de cape noire, ni de crocs et surtout pas de transformation en chauve souris, ni de réaction étrange au soleil. C'était décevant.

Puis il s'est dirigé vers son laboratoire, évidemment, parce que si vous avez un laboratoire mystérieux, vous allez forcément vous y rendre au moment précis où quelqu'un essaie de découvrir vos secrets. Je l'ai suivi à distance raisonnable, très raisonnable et absolument pas suspecte. Je précise cela parce que lorsque Mr Pasteur s'est soudainement retourné, j'ai dû faire semblant d'examiner une tapisserie pendant suffisamment longtemps pour que la situation devienne elle même suspecte. Je crois qu'il m'a regardé et je crois également que la tapisserie m'a regardé. Cette dernière information reste à vérifier.

15 h 16. Luci.

Luci est son Filet du Diable et je dois reconnaître que cette plante ne m'aide absolument pas à abandonner ma théorie. Mr Pasteur et elle semblent fonctionner ensemble avec une facilité assez impressionnante. Personnellement, je trouve ça louche. Une plante capable de vous attraper si vous vous approchez trop près et qui vit dans un laboratoire mystérieux avec un professeur à l'air lugubre… franchement, si ce n'est pas le début d'une histoire d'Halloween, je ne sais pas ce qu'il vous faut.

J'ai donc essayé d'observer Luci de plus près. Luci m'a observé ou sentie aussi et j'ai décidé que nous avions suffisamment communiqué pour aujourd'hui. Mais Mr Pasteur n'était pas le seul élément intéressant de mon enquête. Il fallait également comprendre le rôle du prof St James. Parce que oui, j'ai remarqué qu'elle semblait suffisamment proche du professeur pour que cela mérite quelques interrogations. Et si elle savait quelque chose ? Et si elle l'aidait à cacher sa véritable nature ? Peut être qu'elle s'occupe de détourner l'attention lorsque William doit sortir de son laboratoire. Peut être qu'elle protège ses secrets. Peut être qu'elle est simplement son amie et que je suis en train de transformer une conversation parfaitement normale en complot vampirique. Cette dernière possibilité est malheureusement la plus probable mais elle est beaucoup moins amusante.

16 h 42. Je suis retourné près du laboratoire et toujours aucune preuve formelle. J'ai cependant entendu quelques bruits derrière la porte. Des bruits de plantes, je crois ou de meubles ou d'une créature qui essayait de sortir. Impossible à déterminer, je n'ai évidemment pas ouvert la porte non pas parce que j'avais peur ou parce que je suis un journaliste responsable mais parce que je préfère conserver toutes mes chances de publier ce reportage.

Après plusieurs heures d'observation, je dois donc rendre mon verdict, je n'ai aucune preuve que William Pasteur est un vampire. Et c'est là que les choses deviennent intéressantes, je n'ai pas non plus réussi à prouver le contraire.

Sa peau est pâle, son énergie est lugubre, il voyage énormément et il possède un laboratoire dont le contenu semble suffisamment mystérieux pour inspirer plusieurs cauchemars. Il entretient une étrange symbiose avec un Filet du Diable particulièrement inquiétant et quelqu'un semble suffisamment proche de lui pour que je commence à me demander si certaines choses ne sont pas volontairement gardées secrètes.

À l’heure actuelle, je n’ai trouvé ni crocs, ni cercueil, ni preuve qu’il se transforme en chauve souris dès que la nuit tombe. Ce qui, je dois l’admettre, aurait considérablement simplifié mon travail mais je n’ai pas non plus réussi à démontrer le contraire.

Alors, est ce que le professeur William Pasteur est un vampire ?

Affaire non résolue.

Pourtant, quelque chose me dit que le véritable mystère ne se trouve pas dans les couloirs du château mais derrière la porte de son laboratoire.

Siffler l'Effroi

Un coupon ressemblant à une étiquette d'archivage. Enquêtrice : Thylas Darkflare. Sujet : Le professeur William Pasteur est il un vampire ?

Naît-on Serpentard ? Le devient-on ? Y'a t'il une seule bonne réponse, seulement. Dans les faits, il suffit d’un mot d'un vieux Choixpeau pour qu’un enfant de onze ans cesse d’être un enfant, déjà, et qu'il devienne soupçonné, qu'on lui prête des mauvaises intentions, qu'on le destine à un avenir terne et tourné vers le mal, l'horreur, la haine de l'autre. Les regards changent, les conversations baissent d’un ton, voire de deux, et les verts et argents viennent hanter les cauchemars des autres maisons. Et cela depuis des siècles.

D’où vient cette peur ? Du serpent, des cachots, de Salazar ? Ou de quelque chose de plus intime, que les trois autres maisons préfèrent ne pas regarder en face ? Mon hypothèse est que l’effroi qu’inspire Serpentard en dit davantage sur ceux qui en ont peur que sur la maison elle-même.

Un péché originel

Toute peur a une généalogie, un début, une fin. L'irrationalité de la frayeur est un mythe, elle trouve son origine dans les représentations et l'histoire, et celle de Serpentard commence avec son fondateur. Salazar est le seul des quatre à avoir rompu avec les autres. Il est aussi le seul dont l’héritage repose sur une exclusion, plutôt que sur l'ouverture. Son départ est également une faute. Il laisse derrière lui la Chambre des Secrets et un basilic endormi sous les fondations de l’école. Serpentard naît donc avec un monstre dans son placard, au sens le plus littéral.

Les autres figures tutélaires de l'époque ne sont pas en reste. Notre fantôme est littéralement un meurtrier. Repenti, certes, mais un meurtrier tout de même.

Ce récit fondateur pèse sur chaque génération. Peu importe ce que pensent réellement les élèves verts et argent : ils héritent d’une faute qu’ils n’ont pas commise et doivent, d’une certaine façon, prouver qu’ils ne la répéteront pas. Aucune autre maison ne porte ce fardeau. On ne demande pas aux Gryffondor de s’excuser pour l’impulsivité de Godric, aux Serdaigle de justifier la froideur d'Helena, aux Poufsouffle de... bon non, eux on leur demande rien du tout en général.

Une esthétique de l’inquiétant

À cette histoire s’ajoute une symbolique redoutablement efficace. Le serpent est l’une des peurs les plus anciennes de l’humanité. C’est le tentateur de la Genèse, l’animal qui rampe dans l’ombre et frappe sans prévenir. Le Fourchelang, langue des serpents, est associé dans l’imaginaire sorcier aux mages noirs, au point que le héros du premier livre d'une saga de sept est vu comme un monstre dès qu'il se met à siffler un peu trop fort.

Puis il y a le lieu. Les Serpentard vivent dans les cachots, sous le lac, baignés d’une lumière verdâtre. C’est une maison souterraine et subaquatique, donc invisible. Or on craint toujours ce qu’on ne voit pas. Les autres salles communes sont perchées dans des tours ou nichées près des cuisines, chaleureuses et lumineuses. Celle de Serpentard est un mystère, une énigme, et le mystère est le terreau naturel de la rumeur.

Des vertus qui dérangent

Le cœur du problème est peut-être ailleurs, dans les valeurs mêmes de la maison. Le courage, la loyauté et l’intelligence sont des qualités qu’on admire sans réserve. L’ambition et la ruse, en revanche, inquiètent. Elles semblent tournées vers soi plutôt que vers les autres. Un Gryffondor courageux se jette au secours d’autrui ; un Serpentard ambitieux, pense-t-on, se sert d’autrui.

C’est pourtant une lecture bien partiale. L’ambition est le moteur de toute réussite, et la ruse n’est que l’intelligence appliquée aux obstacles. Ce qui dérange, c’est que Serpentard assume. Tout le monde veut réussir, mais seuls les Serpentard l’affichent. Leur solidarité interne, réelle et souvent remarquable, est perçue de l’extérieur comme un esprit de clan, voire de complot. La frontière est fine, entre la perception d'une coalition ou d'une belle bande de copains.

Un récit écrit par l’adversaire

Il faut aussi rappeler une évidence : l’histoire que nous connaissons est racontée par un Gryffondor. Nous voyons Serpentard par les yeux de Harry, de Ron, de Hagrid, c’est-à-dire de ceux qui ont toutes les raisons de s’en méfier. Dès les premières pages, nous savons que tout le monde considère que Serpentard est la maison des méchants. "Tous les sorciers qui ont mal fini ont fini à Serpentard". La phrase est fausse, mais personne ne la conteste. Pourtant, Pettigrow, Lockhart, et d'autres que j'ai pas en tête à l'instant T mais je suis sûr que je pourrais vous faire une théorie complète la dessus ne sont pas passé par chez nous.

Le Choixpeau voulait envoyer Harry à Serpentard. Le héros lui-même aurait pu porter le vert et argent. Voilà peut-être le véritable effroi que nous représentons. Serpentard n’est pas l’autre absolu, c’est le possible de chacun. Il représente ce que l’on aurait pu devenir avec d’autres choix, d’autres blessures, une autre éducation. On a moins peur d’un ennemi étranger que d’un reflet qui nous ressemble trop.

La prophétie autoréalisatrice

La peur produit enfin ce qu’elle redoute. Un élève étiqueté dès son arrivée, regardé avec méfiance et exclu par réflexe, finit souvent par se replier sur les siens. Ce repli confirme alors le soupçon initial, et la boucle se referme. La bataille de Poudlard en offre une illustration cruelle : on invite les Serpentard à quitter les lieux sans même leur demander s’ils veulent se battre. On leur reproche ensuite de ne pas s’être battus.

Les contre-exemples ne manquent pourtant pas. Regulus Black meurt en trahissant Voldemort. Andromeda Tonks renie sa famille par amour. Slughorn revient combattre. Rogue, enfin, consacre sa vie à "protéger" le fils de l’homme qu’il détestait. Ce ne sont pas des exceptions qui confirment la règle, juste une bataille contre les préjugés.

Une ombre nécessaire

Serpentard fait peur, c’est entendu. Mais cette peur relève moins du danger réel que de la projection. La maison concentre tout ce que Poudlard et le monde des sorciers dans son ensemble préfère ne pas voir : l’ambition, le désir de pouvoir, la part sombre que chaque sorcier porte en lui. En ce sens, elle est indispensable. Elle est l’ombre qui donne du relief à la lumière. Une école sans Serpentard ne serait pas une école plus sûre, elle serait une école qui ment.

Peut-être faudrait-il alors retourner la question. Au lieu de se demander pourquoi Serpentard fait peur, demandons-nous ce que cette peur nous apprend sur nous-mêmes.

La Bibliothèque des Ombres

Un coupon ressemblant à une étiquette d'archivage. Enquêtrice : Thylas Darkflare. Sujet : Le professeur William Pasteur est il un vampire ?

Entre les rayonnages les plus sombres de la bibliothèque la plus sombre du château le plus sombre du pays le plus sombre du monde le plus sombre, bref, dans la Bibliothèque de Poudlard dorment des ouvrages que nul ne préfère recommander. Leur point commun ? Une plume trempée dans l’encre verte et argent des Cachots. Depuis des siècles (allez, au moins 20 ans, dirons-nous), les Serpentard couchent sur parchemin leurs cauchemars, leurs légendes et leurs secrets les mieux gardés, et certains de ces récits font encore trembler les élèves qui osent les ouvrir. Nous nous sommes aventurés dans la Réserve pour vous présenter ces livres qui font peur et qui ont été écrits par des membres de notre grande et fabuleuse maison (après tout, nous ne devons pas non plus voler notre représentation d'arrogants). Alors hop, tête sous la couette, petit Lumos pour ne pas vous faire pipi dessus pendant la lecture, et c'est partiiii !

Quoi de plus normal que de commencer notre voyage dans l'horreur en ouvrant une porte ? C'est bien comme cela qu'on rentre chez les gens, après tout. Et ici, c'est la porte d'un manoir de l'horreur qui nous fait pénétrer directement dans le monde de l'angoisse et du surnaturel. Dès les premières lignes, on n’est plus derrière la page : on est devant ce manoir, le coeur qui s’emballe, avec la certitude qu’on ne devrait pas entrer, et l’envie irrépressible de le faire quand même. Catalogue de l'horreur, on y retrouve tout ce qui peut faire peur, ce qui peut angoisser. Bon, le plot twist de fin me convainc pas du tout, mais après tout, c'est déjà un bouquin qui a un petit temps, qui est court et qui se dévore sans que cela ne nous porte un réel préjudice.

On sort du manoir hanté et des créatures tapies dans l’ombre. L’horreur est ailleurs, plus froide, plus proche. Elle a neuf ans, des cheveux couleur océan, et elle attend son exécution au fond d’une cellule. On sort de ces pages le souffle court, avec une boule dans la gorge et une colère sourde contre un monde de justice télévisée. Le plus glaçant, ce n’est pas le sang : c’est cette petite voix qui ne pleure plus, et qui nous force à nous demander qui sont vraiment les monstres. Un récit qui serre le coeur autant qu’il fait frissonner. On attend la suite avec une impatience mêlée d’appréhension. Et n'est ce pas là une forme d'horreur propre à tout ceux qui lisent ? La peur de ne pas avoir de fin ?

Quoi de mieux que le croque-mitaine pour réveiller nos peurs les plus sombres et nos désirs les plus noirs ? Tout commence comme une histoire d’amour qui se termine. Un quai, un train, une silhouette qui s’efface derrière une vitre sale. N'avons-nous pas tous connu un quai de gare ? C’est précisément ce qui rend la suite si dérangeante. Car au fil des pages, la tristesse se change en amertume, l’amertume en obsession, et l’on suit notre personnage dans une nuit où tout bascule, impuissant, le ventre noué. Pas de monstre ici, de nouveau. Du moins pas apparent. Seulement un coeur brisé qui perd pied, et la terrible sensation que cela pourrait arriver à n’importe qui.

On est enfermé dans une tête qui ne distingue plus le réel de ses cauchemars, et l’on n’en ressort plus, ni de sa tête, ni des rêves. Tout brûle, tout menace. On a peur avec elle, de tout, tout le temps. Et plus la folie gagne, plus l’écriture se délite : la ponctuation s’efface, les phrases s’emballent, et l’on se surprend à lire de plus en plus vite, le souffle coupé. Certains y voient une jeune louve en cage qui retourne à l’état sauvage, d’autres un cri brut et authentique. Tous les lecteurs s’accordent sur un point : impossible de s’arrêter avant la dernière page. Avec une pluie de cinq étoiles dans ses critiques, Scarecrow s’est imposé comme l’un des incontournables de la bibliothèque. On en ressort sonné, avec le sourire de cet épouvantail gravé derrière les paupières. Alors foncez-le lire, même si certaines scènes peuvent être dérangeantes.

On croyait tout connaître de la première année d’Harry Potter. Et pourtant, ce livre nous fait glisser derrière le décor, là où les adultes sont autant à plaindre que les élèves, et où le mal respire derrière le tissu d'un turban mauve. On boite avec Rogue dans les couloirs, la mâchoire serrée, on suffoque avec celui qui ne peut plus dire son nom, et l’on découvre que la vraie menace n’ont jamais été les trolls, les chiens à trois têtes ou les filets du diable dans cette école. Le frisson vient de cette proximité troublante : être, le temps d’un chapitre, dans la tête de Voldemort, sentir sa haine, sa faiblesse, son désir de puissance, et comprendre qu’il était là, tout près, depuis le début. Glaçant et fascinant à la fois. Une relecture sombre et habile de l’histoire qu’on aime.

On descend dans ce cachot à tâtons, comme notre personnage. Le froid, l’humidité, l’odeur, les cris qui filtrent d’en haut. On sent son corps de vieil homme céder peu à peu, on partage son attente résignée de la fin. Et puis, dans le noir, une petite voix rêveuse se met à parler. C’est là que ce récit nous prend par surprise. L’horreur est bien présente, sourde et implacable, mais elle se heurte à quelque chose d’inattendu : la douceur entêtée, qui chante pour ne pas oublier le monde. On frissonne, puis on a la gorge serrée, et l’on finit presque par sourire avec eux, au fond de ce trou où plus personne n'était censé sourire. Une parenthèse bouleversante, qui prouve que la plus belle des lumières brille souvent dans les ténèbres les plus épaisses.

Voilà notre visite de la Réserve terminée. Si vous lisez encore ces lignes, c’est que vous avez survécu à ces livres, ou que vous avez sagement sauté les passages les plus sombres. Nous ne vous jugerons pas. Mais la bibliothèque de Poudlard regorge encore de bien d’autres frissons, et nous comptons sur vous pour nous guider vers eux. Quel est le livre qui vous a le plus terrifié ? Celui qui vous a empêché de dormir, que vous n’avez jamais osé finir, ou que vous relisez chaque année à la lueur d’une bougie ? Racontez-nous tout, qu’il vienne des rayons de Poudlard12 ou d’ailleurs.

Extrait de Dr Who, l'épisode Silence in the Library. What's in that book ? Spoilers.

Reine Horloge

Une étrange horloge à balancier avec un crâne situé derrière le balancier.

Dong - Dong - Dong - Dong - Dong - Dong - Dong - Dong - Dong

Les yeux posés sur le papier jauni, lisant et relisant chaque ligne. Des gouttes de sueur froide roulèrent sur le visage de Elliot. Ce manoir où tout le monde apparaissait et disparaissait au rythme de l'Horloge, l'avait accueillit en son sein et ne voulait pas le laisser. Ou le voulait-il ?

Tic - tic tic

Elliot n'en croyait pas ses yeux. En l'espace de quelques secondes il avait apprit qu'on voulait sa mort et son bien, dans la même phrase ! Pourquoi le manoir voulait-il le tuer ? Ne serait-ce pas plutôt l'auteur de la mystérieuse note qui le souhaitait ?

Dong - Dong - Dong - Dong - Dong - Dong - Dong - Dong - Dong - Dong - Dong

Onze heures sonnait et Elliot était toujours dans le flou total Que devait-il faire. À qui faire confiance. Les rires des invités fantomatiques commençait à remplir les lieux, les rires résonnaient dans ces lieux vides de vie. Ces même gens qui partageront le repas avec lui quand l'Horloge le déciderait.

Tic - tic tic

Peut-être pourrait-il demander leur aide ? Mais était-il vraiment là ? depuis qu'il était entré dans le manoir certes ceux-ci l'écoutaient, riaient à ses paroles mais tel leur corps leur relation était plutôt fantomatique. Et puis, si ceux -ci étaient à la botte de son assassin présumé ?

Dong - Dong - Dong - Dong - Dong - Dong - Dong - Dong - Dong - Dong - Dong - Dong

Soudainement tout le monde était attablé, comme d'habitude lorsque l'Horloge sonnait midi. Les rires, les cris et les chants fusaient et imprégnaient l'espace de la salle de réception. Elliot ne s'était jamais sentit aussi seul.

Tic - tic - tic

Chaque bruit le faisait sursauter, il devait sortir mais il savait que c'était inutile. Au moment où il se lèverait tout le monde le suivrait. Comme jour depuis son arrivée au manoir de l'Horloge.

Dong - Dong - Dong

Enfin de nouveau un peu de calme. Habituellement tout ce bruit ne le dérangeait mais aujourd'hui tout le rendait nerveux. Il n'arrivait pas à réfléchir, à choisir, à comprendre.

Dong - Dong - Dong - Dong - Dong - Dong - Dong - Dong - Dong - Dong - Dong

Le soir pointait à l'horizon, le soleil lui même abandonnait Elliot. Les yeux rivés sur le cadran de l'Horloge de la salle à manger. Il ne doit pas être en retard pour ce moment crucial, il n'a toujours pas décider de ce qu'il allait faire...

Tic - tic - tic

Triturant ses couverts, il lâcha quelques secondes le cadran de l'Horloge, observant peut être pour la dernière fois, l'argenterie posée devant lui. Il devait choisir... et ne pas se tromper de choix...

Tic - tic - tic

L'aiguille avançait lentement, très lentement, à a fois trop lentement et trop rapidement. Une mouche vrombit, traversant la pièce, Elliot la regarda une seconde mais se reconcentra rapidement.

Tic

23h30. Le fumée odorant réveilla les sens d'Elliot qui attrapa rapidement la cuillère à bouillon et bu le plus vite possible le liquide opaque devant lui. Il ne savait pas combien de temps il aurait avant que l'Horloge ne remarque l'incohérence. S'apprêtant à finir les quelques gouttes restante le plat disparu. son coeur s'arrêta. Avait-il finit ? Qu'allait-il lui arriver ?

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