Les rumeurs, vous connaissez bien vous n’est-ce pas ? En même temps que seraient nos vies sans un peu de ci ou de ça. Et bien sachez qu’il y a pire que les tableaux à Poudlard12. Nan vraiment, je vous jure. Prenant la forme de deux vieilles sorcières, les ragots tombent de leurs bouches comme la neige fond au soleil. Jacqueline et Josiane Septilyuu, les pires commères que le monde ait connu.
Jacqueline : Oui bon bah ça va les compliments ! Coupez donc cette voix-off. On a des choses à dire.
Tranquillement installées dans leur food truck (un truc de moldu cherchez pas) les deux vénérables sorcières …
Josiane : Vénérables !!!! Nous qui avons tant vécu et tant vu, nous qui savons tant de choses sur les petites gens de cette école, on nous traite de vénérable. Eh bien posez vos petits derrières de babouins, et écoutez-nous… CA VA SAIGNER !
Jacqueline : Nan mais je vous jure. Plus aucun respect de nos jours !
Josiane : Tout se perd je te jure ma pauvre Jacqueline, de notre temps …. BREF, ça me fait penser à l’inconsciente qui a eu la merveilleuse idée de congeler une salamandre, comment elle s’appelle déjà ?
Jacqueline : Eau de Cologne, Origan… ah oui ! O’Connor.
Pardonnez leur sénilité, mais il leur faut absolument des moyens mnémotechniques pour se rappeler d’un peu tout.
Josiane : Le respect tu l'as mangé avant ou après mon burritos ?
Jacqueline : ...Oui donc. La petite de Gr… enfin les trucs rouges qui marchent dans le couloir tu sais ? Mais sincèrement… attaquer une pauvre créature. Même moi je fais pas ça ! Et pourtant mes burgers ne sont pas vegan.
Josiane : Comme l’arbitre de Quidditch, c’est comment déjà son nom, Whitewall, Whiteshell...
Jacqueline : Whirlpool ?
Josiane : Non, Whitewood ! Apparemment elle a carrément stupéfixé un pauvre bébé nundu qui voulait jouer !
Bien prise dans leurs… et bien… Discussions dirons-nous, les nobles reliques se font interrompre par une jeune fillette venue pour se restaurer un peu. Après moult “tu feras gaffe y a plus d’assiettes” et autres “un pain viande pour la une !”, la commande de la petite est enfin servie.
Jacqueline : Et passez une bonne journée miss Fraser ~ Aaah je vous jure celle là… elle, c’est une vraie commère ! Toujours le nez partout. D’ailleurs, les Relations Moldues, c'est un poste fait pour elle, sans en douter.
Sa comparse éclate alors de rire tout en rangeant des assiettes.
Josiane : Ton comportement me fait penser à celui des Gry… Tu sais les trucs rouge et or qui aiment tous le monde ! Leur directeur le premier, tu te souviens les rumeurs sur le départ de la Gilberti ?! Qu’est ce que j’avais ri !
Jacqueline : Mais elle est partie !
S’en découle une énième séance de rire intensif pour le duo de vieillerie. Ce n’est qu’après quelques minutes que le ‘calme’ revient dans la roulotte des deux cuisinières.
Jacqueline : C’est bien calme dit moi… y a pas un chat en ce moment.
Josiane : Si on en croit mon arrière petit fils c’est pareil en Botanique, salle de classe désertée et pile de copies jusqu’au plafond, y’a pas à dire les vacances de profs c’est la belle vie !
Jacqueline : Et après ils osent se plaindre que la vie est dure ! De mon temps, c’était le fouet et les chaînes quand on parlait mal. En parlant de désert… le vieux Hardway. Des nouvelles ?
Josiane : Toujours pas, enfin si je t’ai pas dit ! Je l’ai croisé l’autre jour, on dirait un fantôme, tout pâle, des cernes jusqu’au genoux. À mon avis ça file un mauvais coton côté Métamorphose !
Jacqueline : Super… ça sent la nouvelle pandémie. Du moment que je suis pas confinée avec les deux grandes drama-queen du professorat, ça me va !
Josiane : Parle pas de malheur ça serait capable de les attirer, bon d’un autre côté, les divas ça mange pas au food truck donc sur ce point là on est tranquille.
Jacqueline : ...Tu préfères qu’on parles d’Azriel ?
Josiane : Oulah m’en parle même pas de celui là, il mérite même pas d’être cité dans notre lieu de saintes paroles !
Jacqueline : C’est bien ce que je pensais…
Un temps de repos s’impose. C’est que parler ça donne soif ! Il est bientôt l’heure de fermer le camion de toute façon. Et l’heure pour mémés d’aller se coucher.
Jacqueline : Le jour où j’attrappe cette voix, je la transforme en pâtée ! Mais avant toute chose… il nous faut parler des vraies choses. La crème de la crème. Le top du pire ma chère Josiane !
Josiane : Mes petits trésors tu veux dire, euh c’est sûr qu’ils seront à même de reprendre le flambeau, une fois qu’on ne sera plus, dans cinq cents et quelques années alors !
Jacqueline : Exactement ! Commençons par le premier veux-tu. Le Lestrange. Alors lui, il suit les traces de sa tante c’est sûr. Une seconde Bellatrix en beauté.
Josiane : Bellatrix elle à au moins la classe d’être chez Serpentard du début à la fin, l’avorton là il change de maison comme de chemise, regarde bien sa robe, elle passe par toutes les teintes dans la journée. Poufsouffle au dîner et Serdaigle le soir, un avorton je te dis !
Jacqueline : Avortons et traître à son ancienne maison. La rumeur raconte qu’on lui en veut encore aujourd’hui. En tout cas, il aura pas mis longtemps avant d’avoir les honneurs des Serpents. Sitôt arrivé, sitôt nommé écailles d’argent ! A croire qu’il vit des nominations lui.
Josiane : Ouais fin, être nominés pour poser démission sur démission y'a mieux quand même ... Et puis après y'a ma préférée, la recruteuse, la Celestia ! Alors celle-là on est sûres et certaines que c’est une Serpentard, elle les fait tous ramper dans sa maison ! Elle à déjà corrompu le Lestrange, et des rumeurs racontent qu’elle commence à siffler aux oreilles de son adjoint, le pauvre Toma doit passer des sales nuits.
Jacqueline : Paix à son âme… un blaireau de plus parti trop tôt.
Josiane : J’avais dit de se méfier de la Celestia, elle à trop une gueule d’ange pour avoir le cœur pur !
Jacqueline : On s’en méfiera quand elle sera à jour de partout à temps. Parce que bon pour le moment. C’est pas folichon.
Josiane : Que veux-tu elle aussi elle collectionne les grades, à croire qu’ils font un concours les deux !
Jacqueline : Quel monde je vous jure !
Et c’est sur ces sages paroles que les sorcières se font interrompre par votre serviteur. Vous ne savez pas ce que c’est de s’occuper des deux vieilles folles je vous jure. Quoiqu’il en soit, une chose est sûre, les Septilyuu ne mourront pas de sitôt.