Les nouvelles aventures de Haile Lingo

Quand on voit s’affairer le professeur adjoint de Potions, il est difficile de croire que c’est un sorcier aguerri qui a parcouru le globe et affronté les éléments sur tous les continents. Cet homme dégingandé, toujours rieur et désinvolte, un aventurier ? Permettez-moi d’en douter. Et pourtant...

2004. Triangle des Bermudes.

Les moldus croient souvent qu’il existe une malédiction ici, une présence paranormale qui détourne les bateaux et fait s’écraser les avions. Ils n’ont pas totalement tort, songe Haile en refermant un flacon rempli d’une substance verdâtre. Pas de fantôme ou d’aliens ici, mais une forte concentration de magie qui brouille les radars et autres appareils électroniques moldus : dissimulé sous les eaux à coups de sortilèges repousse-moldus se trouve un département de recherche qui pullule de sorciers du monde entier venus étudier la faune et la flore locale et tester différentes inventions à l’abri des regards.

C’est ici qu’a atterri Haile Lingo, un jeune diplômé de Uagadou, absolument fasciné par l’influence de la pression marine sur les ingrédients qu’il utilise pour concocter ses potions. Déjà, il a concocté vingt mixtures à l’odeur pugnace pour voir si les algues qu’il a récolté à la surface sont plus ou moins efficaces que leurs camarades issues des profondeurs, et beaucoup de ses camarades ont appris à faire un détour pour ne pas respirer l’air qui s’échappe de son laboratoire. Haile, lui, ne semble pas s’en soucier outre-mesure : le résultat le fascine trop pour se préoccuper de quelque chose d’aussi trivial qu’une odeur.

Il vient de touiller son quatrième chaudron trois fois dans le sens des aiguilles d’une montre quand, tout à coup, un bruit sourd retentit à l’horizon, faisant trembler les murs. Aussitôt, le potionniste se rue sur son étagère pour s’assurer qu’aucun échantillon n’est tombé, et pousse un soupir de soulagement : les runes et symboles qu’il a gravés sur le bois ont tenu bon, stabilisant la structure pour protéger les fioles de verre. Et heureusement ! Le bruit se fait entendre à nouveau, comme un coup de bélier sur la structure du bâtiment, et Haile fronce les sourcils avant d’ouvrir la porte de son laboratoire pour essayer d’en savoir plus.

Dans les couloirs, pas un bruit. Ce n’est peut-être qu’une expérience qui a mal tourné, songe Haile. On lui a raconté, le soir de son arrivée, comment un certain George Weasley a failli raser la moitié du premier étage en venant tester des nouveaux ingrédients pour ses Feuxfous Fuseboum. Le britannique n’est probablement pas le seul à se lancer dans des expériences rocambolesques, voilà tout… Une deuxième porte s’ouvre, à quelques mètres de la sienne, et Haile sourit à Samia Sulle, une confrère potionniste qui travaille sur les propriétés de la Branchiflore.

- C’est quoi ce boucan ? demande la potionniste. J’ai failli lâcher tous mes yeux de grenouille dans mon chaudron en sursautant !

Haile hausse les épaules : il n’a pas de réponse à donner, seulement ses propres interrogations. Petit à petit, d’autres têtes émergent dans le couloir, les murmures se font plus pressants. Ils n’ont pas à attendre très longtemps, cependant, car bientôt, un homme paniqué débarque en courant, les yeux révulsés par la peur, sa baguette en main :

- Elles attaquent, elles attaquent !
- Qui ça ? demande un chercheur, interloqué.
- Les sirènes !
 

La suite à la prochaine édition...

Pour avoir un indice sur la suite des aventure de Haile Lingo et gagner quelques Mornilles, n'hésitez pas à faire ce puzzle et à envoyer le résultat à Matka Omen !
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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