Quand on parle du serpent
Par Celty Roze le 16 août 2024, 00h02 - VIPère #145 - Lien permanent
Dans la première version de cet article, le concept était de me mettre au même niveau que nos détracteurs et répliquer sur le même ton qu'eux, mais il a été censuré par Patsy qui trouvait ça "pas classe ni constructif" - oups. Je vais donc tâcher de faire passer le message de manière plus intelligente et moralisatrice.
Cet article s'adresse à tous ceux qui s'amusent à critiquer publiquement Serpentard ou la VIPère en oubliant qu'il y a l'art, la manière, le temps et le lieu pour le faire, en réaction à des choses souvent mal comprises. C'est normal qu'on ne prendra pas de la même façon une remarque d'un ami dans une joute verbale et un jugement gratuit formulé par un parfait inconnu qu'on croise dans la rue. Avant de se le permettre, il y a des choses à prendre en compte.
Le contexte
La VIPère est un journal ouvertement satirique et RPGique, avec un parti pris sectaire, adressé avant tout aux membres de Serpentard. Dans nos articles nous jouons un rôle, celui du vilain Serpentard méprisant et orgeuilleux agrougrou, nous traitons donc nos sujets de ce point de vue. Tout le monde - y compris nous-mêmes - en prend pour son grade. Si on juge les autres, évidemment qu'on ne retiendra que le négatif, puisque le but n'est pas de les complimenter ni de les valoriser, mais de prouver que notre maison est la meilleure. Mais quand ça vient d'un journal avec un ton qui se veut beaucoup plus neutre et bienveillant, au beau milieu d'autres portraits uniquement positifs, ce n'est pas justifié par sa ligne éditoriale, ça sort donc un peu de nulle part et il y a franchement de quoi se poser des questions. Quand il y a une pique quasiment à chaque édition, là où ce genre de propos étaient très rares auparavant, ça ressemble légèrement à une vendetta personnelle.
L'impact
Je comprends que ça peut être lassant à force de les entendre en boucle, mais les clichés sur les autres maisons restent "mignons" dans leur ensemble, et n'empêchent pas de s'y attacher. En revanche quand il s'agit de Serpentard, l'impact n'est pas le même puisqu'on nous met les pires défauts du monde sur le dos et que nos effectifs souffrent de cette mauvaise réputation. Le problème, c'est que certains commencent à y croire vraiment et se mettent à se méfier et juger des personnes sans les connaître juste parce qu'ils sont à Serpentard. Il y a une différence quand c'est nous-mêmes qui cultivons volontairement une fausse réputation RPGique, et quand des gens extérieurs nous collent premier degré une étiquette de "méchants". Ça ne va certainement pas nous aider à attirer plus de nouveaux, et ça revient à saboter les efforts de l'EdM et de nos membres.
L'intention
Croyez le, nous n'avons rien contre les membres des autres équipes et maisons. Cette rivalité est purement fictive et ceux qui nous connaissent un minimum savent qu'il n'y a pas de réelle malice derrière nos articles et qu'on ne s'en sert pas pour régler des comptes (la preuve étant que l'EdM et le CA valident notre contenu et nous tapent sur les doigts dès qu'ils ont un doute là-dessus). Ce qui n'est clairement pas le cas quand ça vient de gens qui ont à l'évidence mal interprété nos intentions et qui manifestent délibérément de l'animosité à notre égard. Par exemple, c'est assez ridicule d'accuser la VIPère de critiquer une animation quand il s'avère que le 3/4 de notre équipe a travaillé dessus ou y a participé et qu'il s'agissait donc d'une forme d'introspection consentie. Ça montre que certaines personnes sont à l'affût des moindres propos qu'ils peuvent sortir de leur contexte pour les utiliser contre nous.
La forme
La VIPère use d'une combinaison d'humour caustique et de critique, comme la satire, le sarcasme, l'humour noir. Tout comme nous jouons sur les stéréotypes de Serpentard et l'autodérision, les traits sont volontairement parodiés ou caricaturés, parfois sur un ton grandiloquent et overdramatique, comme dans la précédente édition sur le thème du Culte de Serpentard où on utilisait des termes hyperboliques comme "profanation" ou "sacrilège" pour décrire des choses anodines. C'est tellement évident que c'est exagéré qu'on a du mal à comprendre comment il est possible de le prendre sérieusement. Les Crocs ont très bien su répondre à nos blagues avec humour et autodérision, ce qui est la bonne attitude à adopter et les réactions qu'on cherche à susciter. Ça ne donne pas l'impression d'avoir été mal pris et qu'ils ont pour but de se venger. On sent tout de suite la différence quand c'est passif-agressif.
La réciprocité
On accepte parfaitement que les gens nous critiquent en retour quand c'est fait dans un échange mutuel bon enfant et qu'on fait preuve de la même tolérance envers la VIPère. En revanche c'est particulièrement frustrant de voir des gens se plaindre de nos articles alors qu'ils font la même chose, voir pire en ciblant personnellement nos chroniqueurs ou en s'acharnant gratuitement sur la maison, sans nous laisser de droit de réponse. Certains devraient sérieusement méditer sur les phrases "Ne faites pas aux autres ce que vous ne voulez pas qu'on vous fasse", "On récolte ce que l'on sème" et "C'est celui qui dit qui l'est". On peut comprendre que certains ont du mal à percevoir les subtilités et puissent se vexer, mais dans ce cas il suffisait de venir nous en parler directement en commentaire ou en privé, ça ne justifie pas des réactions aussi véhémentes ni un tel étalage public de dramatisation.
À partir du moment où on poste quelque chose en public, on s'expose à la critique, qu'elle soit fondée ou non. C'est quelque chose qu'on doit accepter, ou alors s'en protéger en apprenant à relativiser et en évitant de s'y exposer bêtement. Vous avez tellement plus à y gagner en le prenant comme un conseil pour vous améliorer qu'en vous braquant et en vous enfermant dans un cercle vicieux de victimisation et de vengeance. Si vous savez que ça risque de vous blesser à ce point, rien ne vous oblige à lire. En ce qui nous concerne, par chance vous n'aurez plus à vous en soucier.



Commentaires
Aucuns commentaires sur cet article que je trouve pourtant très instructif et très bien écrit ! Parfois, surtout dans ce genre de situation, c'est important de reposer les bases. On a tous besoin d'une remise à zéro de temps en temps, de redéfinir les termes pour discuter d'égale à égale...