À bas le père Noël, vive Saint-Nicolas!

Vous savez quoi? Papa Noël est tout jeune. Il n'a même pas deux siècles. Laissez-moi vous éclairez.
À l'origine, Noël n'était que pour les Chrétiens. Il n'y avait pas de cadeaux. Par contre, il y avait un homme très bon qui offrait des cadeaux aux gens, en secret. Cet homme se nomme Nicolas et il devient un saint. C'est à la Saint-Nicolas qu'on offre des cadeaux, le 6 décembre.


La Saint-Nicolas est très ancienne. Mais comment est-on passé à un grand homme mince, vêtu fort différemment d'un pays à l'autre à ce gros bonhomme rouge? Les États-Unis en sont la cause. Saint-Nicolas se répandit dans les pays européen. Ses habits et accessoires variaient. Un costume noir de suie ou rouge ou vert ou bleu. Un cheval ou non. Le père fouettard ou des espèces de petits bonhommes noir ou seul.
Bref, ce n'est qu'au début du 19ème siècle qu'il arrive aux États-Unis. Les États-Unis l'ont modifié, un peu, déplaçant la date où on offre des cadeaux au 25 décembre, le renommant en Santa Claus et en lui enlevant son côté religieux.
Thomas Nast l'a dessiné sous la forme que l'on lui connaît pour une carte de Noël et l'idée du Santa Claus se répandit aux États-Unis.

Un vil complot popularisa cette image de gros bedonnant rouge et blanc, bien des années plus tard. À la fin de la Seconde Guerre Mondiale, Coka-koala décide d'utiliser le Père Noël pour se faire de la publicité auprès des enfants.  Coka-koala est une entreprise mondiale, son image du Père Noël devint celle du monde.

Imaginez-vous que nous devons un personnage sans élégance à une compagnie fabricant une boisson malsaine à haute dose? Coka-koala devait être dirigé par un poufsouffle, dominé par sa femme Gryffondor, pour populariser un personnage vêtu de rouge et d'une gentillesse insupportable.
Je souhaite revenir à Saint-Nicolas, vêtu d'une longue robe verte et d'une chaude cape argent. Distribuant un seul cadeau par enfant sage et une fessée pour les enfants vilains par le père Fouettard.  Et qui entre par effraction par la porte, n'obligeant pas à éteindre la cheminée et qui nous oblige pas à le nourrir. Et qui n'essaie pas de faire croire qu'il fait le tour du monde, sans aide. Bref, un Serpentard, digne de ce nom.


Évalia

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