Festivals magiques ou non, partie 1

Cet été s'annonce chaud bouillant, plein de rebondissements et d'activités en tout genre. Il y en aura pour tous les goûts, c'est pourquoi la VIPère vous propose une synthèse concernant trois thèmes, susceptibles de plaire à tout le monde : la musique, le théâtre de rue et le cinéma. Et certains aimeront les feux d'artifices en dessert. Commençons par le cinéma et les feux d'artifices.

Le ciné-quoi ? Eh bien cette chose est moldue, on l'appelle aussi le Septième Art. Qu'est-ce donc ? Voici la réponse éclairée de plusieurs habitants de Poudlard12 :

Milan :
Le nicéma ! Je l'ai vu en cours d'étude des moldus. On a même été voir un slim avec madame Mc Millan. C'est un genre de lieu où les moldus vont voir des slim, des sortes de personnes enfermée dans un grand rectangle murale. Bizarre ! Sont fous ces moldus !


Mille Androsace:
Hum j'avoue ne pas trop me familiariser avec les ouvrages moldus, mais celui est sûrement des plus fascinants... Avec l'aide d'une technologie qui m'est inconnue ils ont réussi à capturer des lilliputiens, ou des pygmées, ça dépends du format de la.... tévélision ? ( Ce sont même parfois des géants dans les grandes salles de divertissements ) et donc il les ont fait entrer dans un grande boîte qu'ils ont aplatis... je ne sais comment, et les personnes devenues aussi fines que du papier jouent un rôle duquel elles ne sortent jamais. Et on peut leur demander de répéter encore et encore ce rôle... Par contre je me pose encore la question des décors... Mais on voit bien que ce loisir relève du sacrifice et donc de l'infériorité de l'intellect moldu.


Lenha Liogot :
Pour moi... Le cinéma est une réplique d'un film moldu ... Je crois que c'est d'un petit enfant qui dit " Si n'Emma " ( Pffff c'nul comme jeu de mots ).
Plus sérieusement, le cinéma est une invention moldue pour communiquer aux gens des histoires animées pleines de sentiments très niais.

Corentine Firwer
Heu... Voilà, voilà.

Passons maintenant au vrai sujet intéressant :

√ Festival International du film de la Rochelle

Oui, c'est en Vendée, pays du beurre salé, de la mogette et de la brioche qu'il faut aller pour retrouver cette fête du ciména - micéna - cinéma. Beaucoup de sorciers y vont déguisés, car il affiche l'attrayant prix de ... 85 gallions pour en profiter pleinement.
Mais qu'y a t-il à voir? Est-ce que ça vaut la peine de s'affubler de vêtements moldus ? Il y a des gens qui gesticulent, dans des boîtes, des marionnettistes (on appelle ça "réalisateurs" ) défilant avec les marionnettes (eux ce sont des acteurs).
Mais... POURQUOI ? Pourquoi perdre son temps de cette façon ?
Nous l'avons demandé à Marc de Cercle, organisateur du festival, philosophe agréé d'un BAC +25 (ce qui équivaut environ à un ASPIC + 24) :

Marc De Cercle : "Hé bien le cinéma, voyez vous, c'est un art, c'est important, c'est pour faire passer un message... Par exemple la teneur psychédélique d'un film peut être interprétée si l'on suit Freud comme une pathologie et il est connu que Mozart comme Kubrick ont subi des enfances difficiles - ainsi se peut il que le génie soit une maladie. Même si de nos jours les scientifiques se penchent sur des cas différents, on suppute que..."

Voilà, Mr. Marc de Cercle nous a gracieusement démontré que cette chose moldue qu'est le cinéma est inutile.
Mais ne pouvant nous fier au témoignage d'un seul homme, nous avons effectué un reportage :

Jour 1 : Rétrospectives
Deux jours après l'ouverture officielle,l'équipe de la VIPère s'est présentée à la Rochelle, pass en main (obtenu grâce à un discret sortilège de confusion et à un sorcier qui a fermé les yeux sur le dit sortilège). Il était difficile de s'adapter aux agitations et puanteurs moldues, mais grâce à des efforts sur-sorcier nous sommes parvenus à passer à peu près inaperçus, ne brûlant que deux tentes.
Enfin bref, cette journée soit disant "fascinante" sur "l'ouverture cérébrale et artistique" s'est en réalité révélé être la plus ennuyeuse, la plus prévisible de toute notre vie de professionnel - et pourtant nous en avons vu passer des temps longs, notamment avec l'interview de Adrian Mander.
La rétrospective consiste en regarder des vieux exemplaires de gens dans des boîtes, la plupart du temps muets, la plupart du temps décolorés.

Jour 2 : D'Hier à Aujourd'hui.
De même que le précédent, ce jour a été d'une diversité et d'un intérêt phénoménal : une femme a vomi dans la salle.
Vomi => puanteur => balayeurs => animation => on s'est pas endormis => professionnalisme. Merci madame. CQFD

Jour 3 :
Pour ce jour nous ne pouvons malheureusement pas vous indiquer ce qu'il s'est passé, les reporters ayant décidé d'entamer leur stock de poudre de Mandragore.
Enfin bref, excursion au coeur de la jungle moldue juste pour rappeler que : l'évolution n'y a rien fait, ils sont bel et bien une race inférieure.

Passons à un évènement beaucoup plus satisfaisant :

Le Festival des Feux d'artifices

Les moldus se débrouillent avec leurs feux d'artifices. Ils doivent investir beaucoup d'argent pour obtenir un bon résultat. Bon, selon Jack, c'est d'un ennui mortel, ce ne sont que différentes couleurs ou formes, rien d'interactif qui poursuit quelqu'un par exemple, comme les fameux feux d'artifices des frères Weasley.
Et Lenha ne les aimes vraiment pas. Je cite son envolée lyrique :
Je vais vous dire une chose, les feux d'artifice sorciers sont peut être dangereux et les pires objets magiques qui existent depuis la création de l'univers cela reste des objets magiques donc contrôlables à une certaine limite. Ceux des moldus non ! Ils fusent dans les airs et puent le souffre. Et ils font un boucan pas possible. Etant donné qu'ils ne sont pas magiques leur dangerosité est multipliée ! Donc non, ils ne sont pas passables. Ils sont bien pires
.
Fin de citation. Voilà, c'est clair, les feux d'artifices moldus, à fuir.

Les sorciers sont des virtuoses des feux d'artifices. Certes, ils doivent investir un peu d'argent, mais la plus grande part du travail vient de l'imagination.
Jack en est friand. Il commente :
Bien sûr que j'aime les feux d'artifices sorciers, c'est si beau d'en voir, on voit de tout, des dragons, des phénix, etc. C'est de la magie à l'état pur, à chaque fois on arrive à nous faire adorer la magie de plus en plus et elle réussi toujours à nous épater, même si on pensait avoir tout vu.

Quand à Lenha, les feux d'artifices sorciers ou moldus, c'est non! Elle critique ainsi  quand je lui demande si elle aime ceux sorciers :
Moi ? Aimer ce genre d'enfantillage ? Il n'y a rien de plus inutile et puéril que ces feux d'artifice ! Cela n'apporte ni bonne humeur et cela ne fait absolument pas rire. Au contraire, cela peur voire... Très peur. C'est dangereux ils suffit qu'une fusée explose juste sous notre nez et paf, nous sommes sourds ou aveugles. Non non, les feux d'artifice sorciers sont le mal sur notre planète.

Et Le Festival des Feux d'Artifices est une pure merveille pour les yeux. Il ne faut surtout pas oublier notre sortilège de surdité. Lenha trouve que c'est un blasphème ce genre de festival. Elle y enverrait sans hésiter son ennemi pour le tuer. Et quand je demande à Jack s'il enverrait son ennemi là-bas, sans sortilège de surdité, c'est pas mieux. "Non, ce n'est pas assez sadique, il en guérirait trop vite. Les tympans explosés ou la mi-surdité se soigne rapidement et il risque d'apprécier ce qu'il voit, donc de s'amuser en quelques sortes. Aucune utilité à l'envoyer au Festival en le convainquant de ne pas utiliser ce sort."

Bref, cette année, douze équipes, chacune représentant son pays. L'Angleterre, la France, la Bulgarie, la Suède, l'Allemagne, la Chine, l'Austalie, le Brésil, le Canada, la Suisse, le Sri Lanka et l'Irlande se sont affrontés. Les trois premiers jours, à tour de rôle, chaque pays montre sa technique. Et là, je vous épargne la crise de folie de Lenha. Elle a tenu une demie-journée.
L'équipe a particulièrement apprécié le Canada et le Brésil. Nous avons eu droit à des duels d'attrapeurs, une danse lascive de vélane,  à un combat de trolls, assister à la naissance d'un hipogriffe pour les plus impressionnantes scènes d'étincelles.

Après les démonstrations de talents techniques, le temps est venu des duels où la ruse et la logique sont tout autant essentiels. Si vous n'avez jamais assisté à un duel de feux d'artifices, vous manquez votre vie.  Deux équipes, deux feux d'artifices représentant une féroce créature. Le duel s'engage entre les deux créatures, des étincelles colorées dans tous les sens. Le bruit est assourdissant, malgré le sortilège de surdité. D'ailleurs, Selene l'avait oublié. Ste-Mangouste a pu sauver ses tympans...
Et après une lutte acharnée, les sorciers d'une équipe s'attellent  à détruire la création de l'autre. Chaque nouveau sortilège modifie la création, dans un tonnerre d'étincelles. Les brûlures sont courantes. Le duel entre les deux feux d'artifices est noté, ainsi que la technique. L'équipe qui détruit l'autre en premier a un bonus.

Au final, huit jours d'émerveillement pure, de camping en terrain moldu avec tente moldu et de peu de mots, sortilège de surdité oblige. Si vous n'avez pas perdu de pari, ne campez pas, transplanner à chaque jour ou prenez un forfait portoloin.

Et qui sait, dans un prochain festival, Jack pourrait en faire parti. Quand je lui ai demandé s'il aimerait apprendre à créer des feux d'artifices, il m'a répondu ceci : " J'aimerais bien, c'est sûrement facile avec un peu d'apprentissage, mais il faut des idées qui puissent épater la foule. C'est un art qui m'intrigue beaucoup par contre."

Aucune chance de voir Lenha, par contre. C'est une blague c'est ça ? Jamais je ne toucherai à une quelconque poudre permettant de créer ce genre de pacotille. Vous entendez ? Jamais... Jamais

La suite, dans le prochain article...

Selene et Évalia

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