Le conte d'Halloween de Papy Serpy !


En cette période d'Halloween, les légendes et les histoires les plus fantasques sont de légion ! Pourquoi déroger à la tradition ? Papy Serpy, sorti tout droit de son manoir de Transylvanie, est venu parler aux jeunes gens du cachot de quelques récits de sa création. Ce conteur acharné aimait modifier ses histoires selon le public qu'il rencontrait, n'hésitant pas à faire participer ses spectateurs dans ses récits. S'installant près du feu, dans un grand fauteuil en cuir noir, il prit la parole, un verre de vin dans la main. Ainsi débuta le conte.


C'était le soir d'Halloween. Plutôt que de courir les couloirs du château pour obtenir des bonbons, Wilde avait eu une super idée : aller faire un pique-nique en forêt avec Evalia, Wilhemina et Delfius. Ainsi, le soir la troupe avait chargé tout l'équipement du parfait petit pique-nique dans le sac à Extension Infinie de Wilhemina et les voilà partis vers la Forêt Interdite, sous les capes d'Invisibilité de Wilde et d'Evalia.

Pendant que Evalia et Wilhemina préparaient le dîner, Wilde leur dit :


-Moi et Delfius allons donc chercher du bois mort pour faire un bon feu, comme ça nous pourrons faire griller des guimauves.

Alors Delfius et Wilde alèrent chercher du bois. Plus ils avancèrent dans la forêt, plus la végétation leur semblait bizarre. Les arbres avaient une couleur grise et les feuilles, avec la lumière de la pleine lune, avaient de drôles de reflets argentés.
A force d'avancer en regardant par terre pour trouver du bois, Wilde et Delfius finirent par être perdus. Ils crièrent à tue-tête, en espérant que Wilhemina et Evalia les entendraient, mais malheureusement, ils avaient beau appeler, personne ne répondait.


- Je crois que c'est par là, dit Wilde.

En effet, il y avait un petit chemin qui serpentait au milieu des ronces. Ils se mirent à marcher rapidement car ils tremblaient de peur. Au bout d'une demie-heure les deux comparses étaient définitivement perdus. Quand tout à coup un hurlement retentit juste à leur droite.

- Qu'est-ce que c'est, dit Wilde en tremblant plus fort qu'un shaker un samedi soir aux 3 Balais.
- Je crois que ça doit être un hibou, répondit Delfius sans trop y croire.

Et le cri lugubre recommença. Puis des craquements de branchages retentirent tout autour des deux élèves. Terrifiés par ces bruits étranges, ils n'osaient plus appeler leurs amies. C'est alors, que sur le chemin, s'avança une drôle de silhouette.
C'était un horrible monstre ! Il avait deux énormes bras qui descendaient jusqu'à ses mollets, des yeux jaunes et cruels. Ses dents étaient pointues et son nez s'avançait sur un long museau. En plus, il était entièrement rayé de noir et de blanc et n'arrêtait pas de sauter sur place. Bref, il ressemblait fort à un Pouffy enrhumé. En fait c'était même un blaireau géant, pétri d'intentions pas nettes. Tremblants de peur les deux Serpentards ne pouvaient plus bouger.

- Bonsoir les jeunes, leur dit-il, vous êtes là pour le jeu ?
- Le jeu ?
- Oui, le jeu d'Halloween.

Sans trop savoir, ils répondirent oui.

- Ah tant mieux, dit le monstre, je croyais que personne ne viendrait. Car c'est vraiment difficile.
- Ah bon ? dit Wilde qui était blanc comme un linge.
- Oui parce que celui qui perd doit être mangé, dit le monstre, Je compte jusqu'à dix et à dix je vous recherche et si je vous trouve tant mieux, parce que cela fait trois mois que je n'ai rien mangé... UN.... DEUX... TROIS... QUATRE... CINQ... SIX, SEPT, HUIT ! NEUF !! DIX !!!

Avant que les deux amis n'eurent le temps de réagir, le monstre Pouffy se jeta sur Wilde. La gueule du monstre se mit à grandir, grandir, grandir encore, et il avala Wilde d'un seul coup. C'était horrible...encore un vil Poufsouffle morfale ! Ces gens ne changeraient jamais !
Delfius se mit à courir comme un fou. Mais déjà le monstre était là, juste derrière lui. Il entendait son souffle rauque et sentait son odeur pestilentielle. A l'école,il était un joueur de Quidditch exceptionnel, mais là il n'avait pas son balai et ses jambes ne suffisaient pas, le monstre, petit à petit, le rattrapait. Soudain il sentit ses griffes sur ses épaules et il tomba dans les feuilles mortes. Il lui attrapa le bras et se mit à le secouer...

- Réveille-toi ! On a cours de Sortilèges avec le vieux Bdragon !

Ouf ! c'était un horrible cauchemar et Wilde se tenait là, le secouant, portant toujours son fidèle pyjama jaune de Psykokwak pour le réveiller.

- Aujourd'hui c'est le 31 octobre, rappela Wilde, j'ai eu une super idée. J'ai parlé à Mina et Evalia, elles sont d'accord. Ce soir nous allons pique-niquer dans la Forêt Interdite !
- NON !!!!

Simple rêve ou...présage funeste ? A vous de choisir...


Rédigé par Evan

Illustré par Wilhemina

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Fil des commentaires de ce billet