Un an de torture consentie
Par Evalia le 14 janv. 2014, 21h14 - VIPère #33 - Lien permanent

Je me rappelle du soir où j’avais consenti à une torture des
plus terribles. C’était un soir de décembre très froid et humide. J’avais
terminé d’écrire mon article pour le lendemain et j’avais commencé les autres.
Corentine avait lancé ce projet du calendrier de l’Avent, version VIPère. Un
article par jour et une édition de Noël. Beaucoup de travail.
Me reposant devant la cheminée de la salle commune, assez vide vu l’heure
tardive, j’avais vu ma patronne entrer et se diriger vers moi. Elle me fit une
proposition qui ne me surprit pas totalement. Je savais Corentine un peu lasse
et je redoublais d’efforts pour lui éviter d’être trop tracassée. Corentine
venait de me proposer une promotion, son poste, rédactrice en chef de la VIPère.
Est-ce que j’allais accepter le stress de la publication, les crises de nerfs
face à des rédacteurs plus ou moins là, le manque d’intérêt des lecteurs, de
relever le défi qu’était de donner un nouveau souffle au journal ? J’acceptais cette torture avec le sourire. Voici
comment se déroula la suite. Cela fait une année que j’ai consenti à cette
torture et je ne le regrette pas.
Plus le mois de décembre filait, plus j’angoissais.
Malheureusement, je n’allais pas commencer avec une belle équipe. Démissions
après démissions, il ne restait que Wilhemina, Wilde et moi pour assurer l’édition
de janvier. Et encore, Wilde n’était qu’un soutien. Mina assumait les deux côtés
de la médaille, illustration et rédaction.
Nouveau bureau créé rapidement et recrutement d’urgence. Pas de repos après l’éprouvant
calendrier de l’Avent. Patty Ghe’z est arrivée et nous a quitté, il n’y a
pas si longtemps. Jane Volturi n’a pas fait long feu, malheureusement. Aaron
Ballah est toujours présente, avec son style original. Suzie Putnam a fait un
bout de chemin. Quatre nouveaux
rédacteurs. Et une nouvelle photographe, Rachell MacLean qui a été présente un
moment, avant d’être plutôt vacillante niveau présence.
Une nouvelle équipe et on peut penser à la suite. De petits changements pour marquer le nouveau règne, nouvelle date de publication et nouvelle façon d’identifier le numéro sur le blog.
Il faut réfléchir à de nouvelles idées pour intéresser les
lecteurs et les faire participer. Des rubriques à participation vont et
viennent. Il faut savoir se renouveler dans l’originalité. Il faut trouver un
moyen d’intéresser les lecteurs aux diverses rubriques.
Les départs surviennent et il faut savoir trouver les perles rares. Parfois, il
faut savoir voir le talent sous un terrain vierge. Il faut conseiller pour
obtenir un magnifique jardin, digne de Serpentard.
Il faut constamment motiver l’équipe en
place, lors des réunions. Aider pour les idées, pour s’assurer que chacun fait
sa part. Fouiller tout le château pour trouver les absents. Ne pas trop s’énerver sur les membres qui
désertent les bureaux de la VIPère sans explication. Après tout, un mort sous
torture, c’est compliqué à expliquer, ça retarde la rédaction. Il faut compatir
aux problèmes, mais virer la personne pour le bien du journal.
Ne pas avoir peur de manger d’une main, tout en terminant l’éditorial et en
houspillant les rédacteurs retardataires. Ne pas se désespérer en voyant les
Serpentards attraper un exemplaire du journal, mais ne pipant mot sur ce qu’ils
pensent du contenu.
Ne pas craindre de devoir recommencer à peine la dernière édition sortie.
Toujours chercher la qualité, sans négliger de donner une chance à un petit
nouveau.
Oui, c’est tout ça que de diriger la VIPère. Des tracas, des crises de nerfs
consentis. C’est aussi le plaisir d’écrire et d’informer les Serpentards. Un
simple commentaire général est gratifiant, même s’il est trop rare. Oui, c’est
cela être rédactrice en chef, c’est d’être une masochiste. Cela fait un an. Est-ce qu’une autre année m’achèvera?
Vous le verrez bien.
En attendant, je dis merci à mon équipe actuelle, Aaron Ballah, toujours là, Florence Shawn, fine observatrice, Evan Sydal, le premier mâle depuis longtemps, Opale, pétillante, forment la rédaction. Asphalte Fidelitas, enjouée, Emily Kindle, discrète, Winona Compton, toujours là pour la VIPère, forment l’illustration. Wilhemina Compton est revenue. Elle illustre de nouveau, avec plaisir. Tout juste de ce mois-ci, Grace Asselhoven est revenu comme rédactrice. C’est un grand plaisir. Darren Lloyd, un mâle, nous a aussi rejoints. C’est une jeune pousse qu’il faudra guider, mais il promet une merveilleuse floraison.
À une prochaine édition!
Évalia Yaxley
Illustré par Wilhemina