Éloge de la Paresse

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Ça y est, le printemps est arrivé, péniblement, avec la vélocité d'un Poufsouffle comateux -c'est dire- m'enfin, toujours est-il qu'il est là. À cette occasion fleurie et bourgeonnante, j'ai décidé d'écrire un petit article détendu du gilet. Calé dans l'herbe du parc, un brin d'herbe dans la bouche je me suis attelé à l'écriture du présent parchemin, qui est, comme son titre le laisse présager, un éloge de la paresse.

Trop souvent, nous vous avons exhorté, dans les colonnes de ce journal comme dans d'autres, à travailler activement afin de mener notre belle maison au sommet. Que ces exhortations en soient la cause ou non, nous nous trouvons en tête de la Coupe des 4 maisons pour l'instant. Notre présente performance me prive du plaisir de vous engueuler à grands coups de métaphores savantes et ne me laisse donc plus d'autres choix que de plaider pour une détente générale.

Bosser, c'est bien. C'est même très bien. C’est même super-méga cool. M'enfin à force de gratter des milliers de feuilles de parchemin, le nez collé à la table, mal éclairé par la lueur d'une bougie vous risquez de vous exposer à des effets secondaires handicapants :
  • Devenir myope ou astigmate ou un truc dans le genre, et le trou de la sécu n'a pas besoin de ça en plus. Travailler est très mauvais pour votre pays, ça devrait être interdit. Comment, vous protestez ? Bande d’égoïstes sociaux traitres !
  • Ne plus avoir de peau sur le bout du nez, et ça, c'est embêtant pour draguer en cette saison des amours.
  • Devenir aussi blanc qu'un strangulot, pas très attractif non plus, et on peut éventuellement finir par vous confondre avec les murs, c'pas génial.
  • Voir votre masse musculaire fondre à force de rester assis, et de ne plus être capable de vous lever. c'est embêtant pour monter dans votre dortoir.
  • Vos livres peuvent, à la longue, devenir vos seuls amis. J'vous raconte pas les conversations trépidantes.
  • À forte dose, l'excès de travail cause des hallucinations, des cauchemars liés aux devoirs que vous venez de réaliser. Vous pouvez ainsi vous croire poursuivis par des Pitiponks enragés, sans avoir pris aucune substance illicite provenant de la serre de Botanique. Ce qui serait bien une première.
  • Au bout d'un moment, votre cerveau peut protester contre cette surcharge de travail et se mettre en veille. Pour certains, on verra pas la différence, mais avouez que c'est gênant quand même.


Bon, il y en a plein d'autres mais, la paresse, justement, m’empêche de vous les lister. Vous avez compris le plus gros : l'excès de travail est dangereux pour la santé. Alors on pose ses bouquins pour une après-midi, on va faire un tour dans le parc, on pousse quelques Poufsouffles dans le lac, on s'allonge comme moi dans l'herbe en savourant le plaisir de ne rien faire. Vraiment rien. D’ailleurs j'vais arrêter d'écrire et mettre en application mes propres conseils. PEACE.


A.B.

Illustré par A.F.

Commentaires

1. Le 17 mai 2014, 12h43 par Yukirin Lin

Aaron, on devrait te crucifier à la statue de Salazar pour un tel article. Faut qu'on décroche cette fichue Coupe !

(Même si j'avoue, la paresse, c'est quand même cool)

2. Le 21 mai 2014, 14h04 par Opale Masquée

La paresse c'est cool Aaron a bien raison. Chut Yuki éè

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