Sombre Critique sous Cerisier

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de Rayan Carter (catégorie Fanfictions Hors Harry Potter - Dramatique)

 

Salut les lézards.

Ce mois-ci, ne vous déplaise, Sombre Critique sous Cerisier vous offre du contenu subversif, de la nouveautey, oui oui messieurs-dames. C’est-à-dire que nous allons analyser l’œuvre d’un Poufsouffle, et que cette œuvre est de qualité.

Bon, pas trop quand même, que ça ne vous hérisse pas les écailles. Mais très décente, et même, je dois l’admettre, que j’ai plutôt appréciée. Là-dessus, on supputera que c’est un Serpentard sous couverture ou un Poufsouffle possédé, que c’est une conspiration de la sphère gobelino-elfique ou un vulgaire plagiat, mais on se penchera surtout sur le texte lui-même – parce qu’en tant que grands seigneurs, nous laissons à l’auteur le bénéfice du doute.

                Alors allons-y, Alonzo ! Mais je vous préviens, pour cette édition, Psychorigide a subi comme un lavage de cerveau et elle a tout perdu de son mordant…

Qu’est-ce que Share ? Une espèce de mini-nouvel –

Psychorigide : Mini ? Mini Cooper ?

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(on n'a rien vu)… de mini-nouvell –

Psychorigide : Minnie ? Yea mean Minnie ?*

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(Psychorigide, arrête de révéler la partie sombre de mon cerveau)*

… De mini-nouvelle, c'est-à-dire trois pages, façon polar (mini, c’est-à-dire trois pages à la trame suffisamment intéressante pour que vous rampiez dignement jusqu’à la Bibliothèque). Il n’y a pas lieu de faire un résumé, donc on va directement passer aux analyses techniques et au catalogage réducteur et condescendant !

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Ce que Psychorigide a aimé

(parce qu’elle ne râle pas tout le temps non plus)

 

  • Le point de vue

Ce qui est agréable dans Share, c’est la façon de raconter, portée par le point de vue interne, et la simplicité qui en découle. Tout ou presque est suggéré, nous laissant le plaisir de comprendre peu à peu l’histoire. L’auteur ne s’embarque pas dans des syntaxes tarabiscotées (Psychorigide : quelqu'un a dit biscottes ??) ou des détails superflus, non, il va droit au but – on n’a pas non plus de monologue intérieur (« OH PAR SALAZAR SE POURRAIT-IL QUE QUELQU’UN SE FASSE AGRESSER SOUS MES YEUX QUE VAIS-JE FAIRE »), mais des actions concrètes qui parlent pour les pensées du personnage, celles-ci étant aisément déduites ou juste naturelles.(ouais ouais bah non les Gryffondors, désolée, les humains ne se portent naturellement pas au secours d’autrui, ils ont plus tendance à se cacher derrière une poubelle contrairement à vous, de là à dire que vous n’être pas humains, il n’y a qu’un pas que je n’ai pas franchi, mais que je pourrais aisément franchir, parce que tout le monde sait que quand même hein… ).

Pardon. C’est pas moi c’est Psychorigide. Pour en revenir à Rayan Carter : son écriture a un impact immédiat et efficace, et ça, c’est plutôt cool.

  • L’histoire

Pour une fois, l’histoire constitue l’un des points forts du texte, dans le sens où elle n’est pas encore l’une de ces infernales répétitions de clichés que savent si bien rédiger de très (trop) nombreux auteurs de Dramione. En effet, l’ambiance qui règne, puisqu’il n’y a pas d’introspection, est assez réaliste, voire même sincère, et ce type de narration est parfait pour la trame déroulée. Personnellement, j’ai même été surprise par la fin, la répétition façon «boucle de l’enfer karma’s a bitch game over » et j’ai beaucoup apprécié cette tournure des évènements. Ca reste plausible, sans tourner au monotone.

 

Ce que Psychorigide n’a pas aimé

(parce qu’elle est chiante. Mais depuisle temps vous devriez être au courant)

 

  • La brièveté de l’action

Le problème majeur ici, c’est qu’on n’a pas le temps de s’attacher aux personnages. Celui qui crève page une, bon, passe encore, mais le personnage principal ? On n’a rien qui permette de s’identifier à lui, rien qui indique une quelconque singularité, un trait de caractère particulier… La simplicité que j’appréciais tout à l’heure se retourne contre le récit : le lecteur n’a plus rien à quoi se raccrocher, et reste indifférent quand le personnage principal meurt à son tour.

  • Les ellipses

NON MAIS VOUS AVEZ VU CES ELLIPSES ?

Trois en trois pages. Promis je mens pas. Je jure sur Les Illuminations. Et c’est  beaucoup trop, trois ellipses pour si peu de texte. Elles empêchent le récit d’être fluide et rendent l’idée même d’un rythme narratif tout à fait illusoire. En plus, le lecteur s’y perd un peu dans le bordel, et ça contribue à renforcer le fait qu’on ne s’attache absolument pas au personnage. Le temps passe siiii vite. Qu’est-ce qu’il a fait entre le commissariat et sa mort ? Est-ce qu’il est allé en vacance aux Philippines ? Est-ce qu’il a participé à un réseau de trafic d’organes ? Est-ce qu’il a rapatrié un alligator de Floride parce qu’il avait envie d’un animal de compagnie ? Et c’est quoi, cette conférence dont il sort et qui le rend si heureux ? Une conf de rédaction ? Une réunion entre parrains de la mafia ?

                Enfin, ces défauts mis à part, Share reste un excellent texte que je vous conseille très fortement.

Psychorigide : même s’il a été écrit par un Poufsouffle ?

Selene : même s’il a été écrit par un Poufsouffle.

Psychorigide : c’est beau l’ouverture d’esprit. A quand la liberté pour les elfes de maison ?

Selene : … Tu représentes mes pires cauchemars.

Critiquement vôtre !

 

Un article illustré par Évalia Yaxley et écrit par Selene Sambre

*vous avez le droit de me détester pour cette vaine tentative de comique

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