
Poudlard étant une école de sorcellerie, la plupart d'entre nous ont poussé un soupir de soulagement à l'idée d'échapper à des heures de dur labeur passées à étudier des équations bizarres et autres langues étranges. D'autres, comme moi, se sont demandé comment faisaient les gens qui aimaient leurs parents - tmtc qu'à 11 ans, dans le Poudlard Express, en fait tu chiales ta race - et ceux qui avaient un petit peu envie de faire autre chose que de mettre leur baguette dans l’œil de leur voisin - tmtc qu'à 11 ans, la magie, c'est pas encore ça.
Et pourtant. S'il est évident pour beaucoup que la magie nous permet de nous passer de la matière triviale de la "Technologie" et autres applications techniques créées par les moldus pour échapper à leur ordinaire bien trop terrestre, il me paraît essentiel de regarder nos lacunes en face en avouant l'impensable : nous avons du retard par rapport à nos voisins non-magiques. Vous ne me croyez pas ? C'est parce que je n'ai pas fini ma démonstration (pour tout dire, je ne l'ai pas commencée donc tu vas te CALMER) mais lisez plutôt.
Pour commencer, soulignons notre incapacité lamentable à nous adresser à quiconque, sorcier ou non, qui ne parlerait pas anglais. Quid d'une langue étrangère, humaine comme celle de créatures magiques ? Nous n'avons même pas de cours de latin ou de grec, or cela nous aurait été bien pratique pour comprendre le fondement des mots que nous employons chaque jour. Sans parler de l'anglais lui-même ! Songez seulement à celles et ceux d'entre nous qui auraient bien besoin d'un coup de pouce supplémentaire pour exceller dans cette matière indispensable pour bien s'exprimer, bien écrire, et bien lire. En somme, pour bien comprendre et se faire comprendre. En cela, Poudlard manque à son devoir de permettre à tous les petits Britanniques de s'épanouir indépendamment de leurs origines socio-économiques (ouais je suis un peu véner contre JKR depuis un petit moment, faut que ça sorte).
Ensuite, déplorons l'absence de cours consacrés aux arts et à la culture. Nos élèves ont besoin d'apprendre à analyser un texte, à apprécier une peinture, à jouer d'un instrument peut-être, ou tout simplement à raisonner autour de grands thèmes philosophiques. Cela pourrait paraître subsidiaire, mais nos élèves demeurent en nos murs chaque jour de la semaine pour une grande partie de l'année. Il est important de leur permettre de découvrir autre chose du monde que les matières strictement magiques afin d'ouvrir leurs perspectives et leurs esprits (zeugma, téma un peu le travail bébé, ah bah c'est sûr que tu peux pas faire ça si t'as arrêté les rédactions en CM2)(si je suis sûr que tu peux mais c'est pour la blaaague).
Enfin, la géographie peut-être ? Histoire de savoir où sont les pays dans le monde tout ça. Mine de rien ça peut être utile.
Je vais partir du principe que la chimie est prise en charge par les potions, que la biologie l'est par la métamorphose, que les lois de la physique vous seront expliquées en cours d'astronomie. Après tout, on ne peut pas apprendre un nouveau sortilège à chaque heure de cours, et il faut bien comprendre les rudiments de ces matières pour pratiquer ces formes de magie. Même s'il serait peut-être bien avisé de faire tenir le cours sur la sensibilisation à la sexualité par Mme Pomfresh.
Voici pour les matières que nous devrions envier à nos voisins moldus. Mais penchons-nous dès à présent sur les matières qui auraient dû nous paraître essentielles en ce qu'elles fondent nos univers magiques.
Tout d'abord, et en premier lieu, l'étude de la magie elle-même. Qu'est-ce qui se passe quand j'agite ma baguette magique ? Pourquoi machine peut-elle s'en passer ? Pourquoi ce mot latin bizarre a-t-il cet effet sur la matière et le temps ? Pourquoi avada kedavra est vert et non pas rose ? Qu'est-ce qui se passe si je me mets ma baguette dans le nez ? Comment sont construits les sortilèges des personnes qui n'étaient pas issues du monde occidental et pour qui le latin ni le grec ne sont les fondements prédominants de la langue ? Toute ces questions, et plus encore, pourraient être abordées dans un cours proprement primordial à la compréhension de ce que nous faisons et de ce que nous sommes. Nous aurions même pu envisager de créer notre propre sortilège, sort ou maléfice !
Dans un second temps, la magie pratique du quotidien. Que dois-je faire si Neville m'a accidentellement coupé le bras, à part lui mettre l'autre dans la figure, demi-élu ou pas ? Est-ce que je dois laver mes chaussettes à la main comme au XIXème siècle ? Existe-t-il une possibilité d'enregistrer mes chansons préférées ou est-ce que je suis dépendant de ma radio pour le restant de ma pauvre existence ? Bref, tout un tas de questions qu'on ne poserait peut-être pas à McGonagall tant elles paraissent triviales mais qui sont somme toute sacrément vitales !
Pour finir, parce que Poudlard est un internat terrible et qu'il faut bien occuper tout ce monde au risque qu'il ne s’entretue (surtout par inadvertance un soir où il s'ennuyait et voulait tester ce "super sort de la mort qui tue" de manière un peu trop littérale), j'ai envie de proposer des cours de tricot. De broderie. De bricolage. De lecture à haute voix. De théâtre. Que sais-je ! des cours multiples et variés où on apprend à faire des choses de ces dix petits doigts bien malhabiles et qui peuvent cependant s'avérer très pratiques même lorsqu'ils ne touchent pas une baguette magique (spoiler à tous les sorciers : le corps n'est pas qu'une entrave).
Et vous, quelles autres matières auriez-vous vues enseignées à Poudlard ?











































Bonjour Katalina, c'est un plaisir de vous accueillir aujourd'hui dans les bureaux de la VIPère ! Passons aux choses sérieuse. Les lecteurs ont soif de vérité.
Enchantée ! Enfin non on se connaît déjà... Vous savez, être en deuxième année c'est très prenant. Entre les expériences en tous genres, les obstacles incessants et nuisant à la progression de ma personne... C'est difficile mentalement.





















