Père Salazar, raconte nous une histoire


Il fait sombre et humide, vos pieds touchent le sol froid et fait remonter des frissons le long de votre cou. Sans réfléchir vous vous dirigez droit vers un mur de pierre ciselé et vous fermez les yeux au contact de celle-ci. Un instant plus tard, vous les ouvrez et faites face à la magnificence de la pièce qui se tient devant vous ; l’ambiance est d’un bleu, vert sombre et les reflets de l’eau du lac noir traversant les fenêtres dansent à vos pieds et vous donne envie de continuer d’avancer. Vous passez devant un bar tenu par un petit elfe de maison nettoyant ses verres, qui peu avant étaient pleins, des tables s’offrent à vous, mais vous continuez votre chemin jusqu’aux fenêtres afin d’observer le spectacle de la vie nocturne du lac noir. Des bancs de poissons voltigent en évitant les tentacules du Calmar Géant, quelques fois parait-il on peut entendre parvenir des chants de sirènes, mais vous vous apaisez devant les légers mouvements que font les algues présentes dans cette eau sombre. Vous êtes soudainement coupé dans votre contemplation par des litanies provenant de plus loin, vous vous rapprochez du bruit pour en trouver l’origine. Vous traversez un couloir donnant sur différents bureaux, sur l’un était affiché une plaque d’argent sur laquelle était gravé « Direction », sur la porte d’en face vous n’avez pas besoin de lire la plaque pour comprendre de quel bureau il s’agit, des papiers de toutes sortes composent le tableau d’affichage mis en place à côté de la porte, celle-ci est d’ailleurs ouverte et vous y jetez un coup d’œil. Le bureau de la VIPère est composé de plusieurs bureaux, tous organisés de différentes manières représentant sûrement la personnalité de chacun des rédacteurs, mais le plus impressionnant est celui, présumé, de la Chroniqueuse en Cheffe, un tas d’articles y trône, la date de parution est sûrement proche pour l’équipe. Après votre coup d’œil, vous continuez votre chemin vers le bruit qui devient de plus en plus fort à mesure que vous avancez, un escalier étroit se présente devant vous, de faibles lueurs parviennent des bougeoirs accrochés à grande distance l'un de l’autre. Vous ne voyez pas où vous allez, mais vous continuez votre quête et descendez les marches une à une avec précaution.

Après une longue descente vous arrivez devant une porte en bois que vous ouvrez, celle-ci donnant sur un corridor de vieilles pierres, les murs de pierre grise semblent anciennes, très anciennes. Les colonnades vous accompagnant dans votre déambule ressemblent à des serpents enroulés, le rappel de Serpentard est partout dans ce couloir. De vieux tableaux représentant les anciens directeurs et directrices de la maison ornent les murs entre les colonnes, de vieux et moins vieux prospectus de propagande traînent au sol, vous en ramassez un et voyez un Serpentard arborant son écusson et tenant dans sa main la coupe de Quidditch, sur un autre vous voyez un autre Serpentard se tenir à côté d’un haut dignitaire du Ministère de la Magie, démontrant la grande ambition des vert et argent. Vous reposez les feuillets et continuez votre quête à la recherche de l'origine de ces litanies. Le couloir continue, laissant parfois apparaître des cours intérieures dont le chemin est barré par des clôtures en métal lourd. En observant à travers la grille vous voyez des bancs, de vieilles marques au sol, sûrement un espace de détente. Vous continuez toujours en direction du bruit, les torches gravées dans le dur de la pierre vous guide et vous transporte dans une ambiance malaisante. Les torches vacillent et font danser les ombres des colonnes et statuettes autour de vous, le pas plus pressant vous atteignez une bifurcation. En face de vous le couloir continue en direction d'une vieille porte en bois sombre orné d'un serpent enroulé sur lui-même et qui de loin vous fixe comme pour vous inviter à venir. Sur votre gauche, les lumières continuent et le son vous parvient plus net, vous jetez un dernier coup d'œil au serpent vicieux et tournez pour continuer votre chemin.

Vous atteignez une pièce, à la grandeur de Salazar, vous levez la tête pour admirer le plafond, une boule de lumière magique éclaire le lieu, derrière laquelle vous apercevez un serpent de pierre ciselé avec des émeraudes qui brillent au reflet de la lumière et s'enroulant pour décorer la voûte de la pièce tout en menaçant toute personne qui n'aurait pas sa place au sein de ce lieu de culte. Un autel s'élève au centre, vous vous en approchez, des ombres semblent vous suivre, entourant vos pas à chaque fois que vous avancez un peu plus. Une statue de Salazar Serpentard semble vous fixer, un instant vous vous demandez si vous êtes vraiment le bienvenu. Au pied de la statue sur un pilier brisé, un très vieux livre est posé, les commandements du premier directeur de cette noble maison. Vous êtes maintenant entouré de capuchons verts, la litanie que vous entendiez faible un peu plus tôt, vous entoure maintenant et vous fait tourner la tête. Vous essayez de vous tenir au pilier, mais vous tenez de moins en moins sur vos jambes, elles tremblent sous votre poids, vous tombez et essayez de vous poser contre la pierre. Vous voilà entouré par un rideau de tissus noir et vert, la vue trouble vous ne voyez plus que devant vous et la litanie se brouille. Soudain, le cercle se brise, laissant une tache lumineuse devant vous, une personne s'avance lentement vers vous, vous n'apercevez d'elle que sa longue chevelure blonde et son regard vert qui semble vous transpercer l'âme. La panique vous prend quand une ombre s'approche de plus en plus près de vous, elle s'approche si près de vous que vous en apercevez les détails des écailles vert d'eau de la créature qui se glisse le long de votre jambe, remontant le long de votre bras gauche et venant coller sa tête à votre visage. Vous sentez sa langue lécher la goutte de sueur coulant le long de votre tempe, elle semble siffler quelque chose à la personne derrière elle, sûrement la propriétaire de l'écaillée. La personne hoche la tête et la créature entoure votre poignet et vous mord, vous poussez un cri de douleur, les litanies s'arrêtèrent et le silence s'installe. La femme se rapproche de vous et en vous fixant, elle siffle à son serpent qui vous relâche et la rejoint. Votre vue se trouble encore plus et s'assombrit ne vous laissant plus rien voir, vous sombrez, les dernières paroles que vous entendez sont :

Un vrai serpent ne craint pas le poison, mais le crée. Es-tu la proie ou le prédateur ?

Commentaires

1. Le 10 juil. 2024, 10h12 par Mathou

Wow, ce texte est fait pour donner la chair de poule, il est super bien écrit, j'aime beaucoup ! J'aime beaucoup la petite morale à la fin avec cette question en suspend, ça mène à réfléchir. Félicitation pour ce texte et la bannière qui est tout aussi terrifiante haha

2. Le 29 juil. 2024, 14h51 par Jack Adams

Sincèrement, c'est si bien rédigé ! On ressent les émottions rien qu'en lisant et ça donne une très belle âme à ce texte, bravo !

3. Le 29 juil. 2024, 15h44 par Aidan Ryans

Ce texte plonge le lecteur dans une atmosphère de mystère et d'intrigue, évoquant un voyage à la fois physique et spirituel à travers les profondeurs d'un lieu énigmatique. La juxtaposition des éléments sombres et lumineux, ainsi que la présence omniprésente des symboles serpentards, nous confrontent à la dualité de la nature humaine : le courage face à la peur, l'ambition face à l'humilité, et la quête de connaissance face à l'ignorance. La citation finale, "Un vrai serpent ne craint pas le poison, mais le crée. Es-tu la proie ou le prédateur ?", pousse à une introspection sur notre position dans le monde. Sommes-nous ceux qui subissent ou ceux qui façonnent leur destin ? Cette réflexion sur le pouvoir et la vulnérabilité invite à considérer comment nous affrontons les défis et les dangers, et à questionner notre propre identité et résilience. Le texte, en fin de compte, n'est pas seulement une exploration d'un lieu magique, mais aussi une exploration de soi-même, où chaque pas en avant est un pas vers la compréhension de notre propre nature et de notre place dans le grand schéma de l'existence.
En lisant ce texte, je me suis senti transporté dans un monde à la fois terrifiant et fascinant. J'ai surtout aimer la question finale, "Es-tu la proie ou le prédateur ?" qui m'as vraiment pousser à réfléchir sérieusement à mon propre rôle et à mon avenir. Une phrase très profonde que je garderais sûrement un moment en tête.

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