Maître du Jeu-te-troll

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Qu'est-ce qui va forcément de paire avec une grosse animation RPG ?

a) Des PNJs marrants ?
b) Du battage médiatique ?
c) Des abus plus ou moins volontaires ?
d) Plein de récompenses trop kewl ?

… Les quatre, évidemment ! Et qu'est-ce qui va nous occuper aujourd'hui ? Oui, toi au fond... Réponse c), bien sûr !
Récapitulons rapidement sur la psychose à grande échelle générée par The Last One : outre le fait que le jeu soit composé, à la base, de jeunes sorciers s’entre tuant (sous TLO se cache l'abréviation YOLO, oui oui oui), c'est surtout une histoire de lancer de dé défectueux qui a provoqué une amertume non négligeable chez nombre de Serpentard, mais également – et pour une fois, il va falloir daigner les prendre en considération – au sein d'autres maisons. Une finale aux accents de gros bordel, des PNJs qui grillent la place à des Aurors accomplis, bref, un peu comme une potion préparée par Sheila : tout va bien avant qu'elle ne morve dedans.

Je vous vois venir, lecteurs indignés de tous horizons, à accuser ce pitit article innocent de raviver un conflit qui n'a jamais existé ! Well...



Au contraire, il faut ici rendre justice. En effet, TLO était, est et restera sans doute un chef-d’œuvre d'animation RPGique, dont les aspects ne se sont justement pas bornés à l'intrigue, qui a accaparé l'attention médiatique et a su gérer une pléthore de PNJs, des concours annexes, des participants parfois emportés dans leurs récits et tout un tas de problématiques devant lesquelles plus d'un aurait reflué. Alors, oui ! TLO est une réussite, qui a fait son chemin depuis la première édition où Corwin Parker avait porté à la première place les couleurs de notre maison. Ce serait monstrueux de mauvaise foi que de nier le travail considérable des organisateurs et les fruits qu'il a portés.

Toujours est-il que... Réponse c). On ne peut pas fermer les yeux sur la facilité (au moins de façade) qu'a eu Phillipe Von Schwarzbaum à terminer vainqueur de l'épreuve, et ce sans porter aucune accusation personnelle – oui je te vois jeune paranoïaque en manque de commérages, mais non, désolée, ceci n'est pas un tabloïd ni un règlement de comptes. L'adjoint de ScM a fait une utilisation peut-être excessive mais au moins très efficace du Felix Félicis et de l'élixir de Baruffio, et en cela on ne peut que saluer sa performance. Mais c'est précisément dans l'imparable d'une telle stratégie, outre la chance insolente qu'il a montrée aux lancers de dé (et tant mieux pour lui - PFFFF - euh non non vraiment tant mieux), que réside un certain malaise. Il est facile d'invoquer du favoritisme, voire de la triche, en une telle situation, mais calmons-nous deux minutes (genre, une petite méditation). C'est avant tout une faille du système. Le hasard a ses limites : elles ont été démontrées, mais ne doivent en rien altérer le talent et la ressource des finalistes. En particulier celle d'une Calixte qui a échoué presque plus de fois qu'elle n'a lancé les dés mais s'est frayé un chemin jusqu'à la deuxième place, et d'une Siphie dont on n'a pas trop su si elle avait crevé ou pas et si elle savait qu'elle avait crevé ou pas (lève la main si tu es perdu). En gros, c'était FUN. Je veux dire, on a quand même assisté à la mort de Cecily Fairworth causée par Raymond le Bandimon, si c'est pas ZE divertissement je sais pas ce qu'il vous faut.

Mais au fond, peut-être y a t-il erreur sorcière. Dans l'attitude et les réactions. La condescendance du vainqueur, notamment, dont j'ignore si elle fait partie du personnage mais qui a grandement participé à exacerbé les tensions – bien sûr c'est sa liberté de se montrer ainsi, mais soyons francs, ça n'aide pas. Ou les réponses défensives du Maître du Jeu face aux indignations répétées, ainsi que son indifférence devant certaines remarques de Siphie dans le topic des Lancers de Dé, mettant en doute le bien-fondé de demander plusieurs actions d'un coup (danse du gros bordel). Il y a eu des petites erreurs, car l'erreur est humaine, errare humanum est, to err is human, irren ist menschlich blablabla, mais la cohérence a été dans l'ensemble respectée et il faut accorder à tous le bénéfice du doute. Parce que ça n'avait pas l'air de tout repos de gérer TLO, quand même.
Et puis... /Attention cliché philosophique/ on ne peut qu'apprendre de ses erreurs [hashtag niaiserie hashtag ta gueule] /Attention cliché philosophique/

Il faut aussi se détendre le slip, se rappeler que c'est Poudlard12 et pas l'enjeu du siècle, et se montrer sinon critique, au moins indifférent devant les emportements des uns et l'arrogance des autres. D'ailleurs, je n'étais pas la dernière à être indignée et déçue, d'où cet article à visée analytique : trouver ce qui a foiré et ne pas faire pareil.
                                                                                  
Pour cela, petite mise en situation : imaginez que chaque RPGiste, organisateur, personnage, bandimon, filet du diable, basilic, soit en réalité du beurre de cacahuète. On n'est pas mieux, là ? Je vous assure que ça simplifie la question du début. Non mais si. Promis. Regardez :

Qu'est-ce qui va forcément de paire avec une grosse animation RPG ?

a) Des PNJs marrants ?
b) Du battage médiatique ?
c) Des abus plus ou moins volontaires ?
d) Plein de récompenses trop kewl ?

e) Du beurre de cacahuète.

Une fois n'est pas coutume, des bisous.
(et du beurre de cacahuète)

Un article écrit et illustré par Selene Sambre

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