L'ego du blaireau

http://journal-serpentard.poudlard12.com/public/Elenwe/44/ego-du-blaireau.gif

Profitons des festivités pour s'offrir un supplément de méchanceté gratuite. Profitons de la tradition pour se plier à ce que la coutume exige : se moquer de Poufsouffle.

Il se trouve que la maison jaune et noire a depuis quelques temps un nouveau nom pour son journal, aussi belliqueux qu'étonnant : "les Crocs du Blaireau". Ce changement soudain soulève quelques questions dans nos cerveaux ovipares infiniment plus développés, aussi, dans son immense bonté toute noëllique, la VIPère se propose donc d'offrir aux petits Poufsouffles une psychanalyse gratuite.

  1. Les blaireaux ont-ils vraiment des crocs ?

    Je croyais qu'on n'avait besoin que de ses gencives pour manger du tofumé. La biologie confirmera sans doute leur présence, mais la nature aussi peut commettre des erreurs. Excusez-la.

  2. Quel complexe profondément enfoui dans l'inconscient de ces pauvres mustélidés a fait surgir cette idée passablement ridicule ?

    Elementaire, mon cher Sigmund. Crocs = bouffe. On ne se refait pas.

  3. N'est-ce pas un paradoxe de la part de ces êtres gentils et doux que d'afficher ainsi une telle agressivité ?

    Oh, pardonnez-moi, cette interrogation n'a pas lieu d'être. Pour qu'une contradiction soit mise en lumière, encore faudrait il qu'ils aient un cerveau plutôt que deux estomacs. (veuillez dorénavant entendre dans "inconscient" la formule raccourcie de "mystères de la digestion").

Mais il y a, à n'en pas douter, quelque chose de plus significatif dans ce changement de nom intempestif. Les Poufsouffles semblent en effet vouloir exprimer ce qu'ils pensent être leur puissance. Je n'irai pas jusqu'à dire leur virilité, puisqu'il faut bien l'admettre, ce concept commence à dater.

Euh, en fait si.

Traduction psychanalytique par ce très cher Sigmund : la personne qui a eu cette idée a sans doute des problèmes d'érection.

De là à dire que c'est l'ensemble de ceux qui appartiennent à cette maison, il n'y a qu'un pas (ô la délicieuse chance de naître fille)... Le journal n'est-il pas là pour nous représenter ? Fais-moi lire ton mensuel, je te dirai qui tu es. Poufsouffle a fini par affronter son sempiternel complexe d'infériorité, par relever le museau... Mais pas les manches.

Faites un tour ici, et vous comprendrez. Ca fait un sacré bout de temps que personne n'a rien posté ; les Blaireaux ont l'air de vouloir attirer les paillettes, mais leur nonchalance naturelle n'a pas portés leurs ambitions bien hauts. Travailleurs, vous dites ? Cette qualité n'a visiblement jamais outrepassé leur aveugle loyauté envers le pudding.

Ou bien est-il possible qu'ils aient caché ailleurs leur précieuse feuille de chou, afin de la préserver des regards inquisiteurs de quelque chroniqueur étranger ? Si tel est le cas, je les accuse séance tenante de xénophobie. Est-ce qu'on se cache, nous ? Non non non messieurs dames. Nous, on laisse des yeux crasseux de Serdaigle, de Gryffondor et autres amateurs de bonne chère se poser avidement sur nos articles vertueux. Nous, on ouvre nos portes aux mécréants, afin qu'ils puissent jeter un coup d'oeil à l'évidente suprématie de notre prose. Nous, on leur donne l'espoir qu'un jour, ils puissent parvenir à notre inégalable niveau.

Après tout, c'est ça, l'esprit de Noël.

Sigmund : Est-ce que vous aussi, je peux vous psychanalyser ? Il me semble que vous en éprouvez un grand besoin.

 

Un article illustré par Elenwe Luthien et écrit par Selene Sambre.

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Fil des commentaires de ce billet